DIEPPE - Si les Canadiens, et surtout les Acadiens, se rappellent de Roméo LeBlanc comme un modèle d'espoir et d'inspiration, ceux qui le connaissaient ou qui le côtoyaient le décrivent comme un homme sans prétention, de cœur, gentleman et des plus humains.
«Mon père demeurait toujours foncièrement modeste. Humble», a indiqué son fils Dominic LeBlanc.
Selon lui, l'ancien gouverneur général aimait rire. Il avait un bon sens d'humour et était un bon vivant. Il a dit ne jamais avoir vu son père fâché, ou presque, et que celui-ci voyait dans ses fonctions de ministre l'opportunité de donner des chances aux autres, comme lui avait pu en avoir dans la vie.
Selon le spécialiste en administration publique Donald Savoie, «il était sympathique, sans aucune prétention. C'est probablement le gouverneur général qui a été le moins prétentieux. Il était simple, généreux, fier de ses racines, d'être Acadien, d'être Néo-Brunswickois et d'être Canadien. Il n'y a jamais eu contradiction entre les trois et ce fût un grand ami et un grand Canadien».
«Il a toujours été préoccupé par les moins forts dans la société, que ce soit le pêcheur ou le travailleur pauvre. Il a toujours été là pour les gens qui devaient travailler fort avec peu de sous. Ce fut sa vocation, sa raison d'être et il a été fidèle à cette vocation. Il a toujours appuyé la cause acadienne sans jamais vouloir une crise ou faire de grands éclats. Il n'y a pas de doute qu'il a été un grand Acadien», a-t-il poursuivi.
Celui qui a nommé Roméo LeBlanc au poste de gouverneur général, en 1995, l'ancien premier ministre canadien Jean Chrétien, a affirmé que M. LeBlanc était un grand gentleman.
«Il était un bon exemple de ce que signifie être au service de la population. Il était un bon ami et un grand Canadien.»
Le député Justin Trudeau, qui a côtoyé Roméo LeBlanc en tant qu'ami de son père, se souvient de l'ancien gouverneur général comme d'un homme qui dialoguait avec aisance avec les citoyens.
Denis Coderre, député de la circonscription montréalaise de Bourassa, a connu Roméo LeBlanc alors qu'il était gouverneur général, puis sénateur. Il l'a décrit comme étant «un homme du peuple, l'ami des pêcheurs et quelqu'un d'une intelligence supérieure».
«Il était toujours là pour les gens ordinaires, intéressés par tous ses étudiants lorsqu'il était professeur. Comme journaliste, il avait toujours un attrait pour les idées des gens de la rue autant que celles des personnes au pouvoir. Comme ministre, il a eu les individus, les familles, toujours en vue», a mentionné l'auteure et historienne de renom, Naomi Griffiths, qui prépare la biographie de l'Acadien.
Avec la collaboration de la journaliste Lyne Robichaud, et de La Presse Canadienne.











