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S’unir pour bâtir
Mise à jour le vendredi 23 juin 2006
Par: Progrès
Cet hiver, les journaux néo-brunswickois ont publié une lettre ouverte adressée aux citoyens de la province et qui provenaient d’un groupe d’entrepreneurs. Ces gens d’affaires y annonçaient la création du Conseil d’entreprise du Nouveau-Brunswick dont l’objectif est d’oeuvrer pour l’avenir de la province. « Nous croyons que le secteur privé peut aider les gouvernements à travailler sur des plans à plus long terme », a avancé le président de ce nouveau regroupement, David Ganong de la chocolaterie Ganong Brothers Ltd. de St. Stephen.

Ainsi, ces gens d’affaires veulent miser sur leurs expériences personnelles à titre de directeur d’une entreprise pour relever le défi gigantesque de l’avenir de la province dans un contexte de mondialisation. Selon un des membres du regroupement, Denis Losier, président-directeur général d’Assomption Vie, les entreprises néo-brunswickoises doivent déjà faire face à l’impact de la compétition en provenance de la Chine et de l’Inde, de la valeur du dollar américain et de la rareté d’une main-d’oeuvre qualifiée, pour ne nommer que ces exemples. « Nous nous voulons un groupe non partisan qui va solliciter des opinions de différents secteurs pour créer de meilleures relations avec les gouvernements fédéraux et provinciaux. Je pense que nous pourrons apporter une sensibilisation à ces problèmes qui ne sont pas isolés. Nous perdons des emplois au Nouveau-Brunswick à cause de la compétition avec la Chine. Nous avons donc une responsabilité à remplir et nous voulons collaborer avec les gouvernements », a affirmé M. Losier en ajoutant que le Conseil d’entreprise veut offrir des solutions à ces problèmes et non pas uniquement en discuter.

En plus d’offrir des suggestions de politiques aux différents paliers de gouvernements, ces entrepreneurs se sont aussi montrés prêts à mettre sur pied différentes initiatives au sein de leur entreprise même. David Ganong a ainsi mentionné des programmes de bien-être pour améliorer la santé et la qualité de vie des employés, ce qui aurait un impact sur le système des soins de santé surchargé de la province. D’autres entreprises appuient déjà des écoles afin d’aider à former les leaders de demain.

« Nous apprenons de ces expériences. Nous sommes aussi prêts à travailler avec les gouvernements pour développer des politiques pour aider des entreprises à s’installer et à rester au Nouveau-Brunswick », a précisé M. Ganong.

Denis Losier a ajouté à cela que les membres du Conseil d’entreprise veulent aussi collaborer avec les universités et collèges pour discuter de la formation de la main-d’oeuvre de la province. « Nos suggestions pourraient aider nos diplômés à répondre aux besoins que nous voyons dans le secteur privé qui évolue rapidement », a-t-il ajouté.

Après la publication de cette lettre ouverte annonçant la fondation du Conseil d’entreprise, quelques voix se sont élevées pour protester contre le projet, l’accusant de ne réunir qu’une clique de riches hommes d’affaires de la province. À cela, Denis Losier répond que des femmes ont été invitées à se joindre au groupe et que la richesse des membres n’a rien à y voir. « Nous voulons apporter des solutions par rapport à la population du Nouveau-Brunswick et non pas pour nos entreprises », a-t-il affirmé. Il a ajouté que toute initiative reçoit habituellement son lot de critiques et qu’il préfère agir plutôt que de ne rien faire.

« Nous devons être des catalyseurs pour le Nouveau-Brunswick qui doit reconnaître qu’il y a des problèmes et nous devons travailler aux solutions », a pour sa part conclu David Ganong.

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