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Réal Gervais
Mise à jour le vendredi 23 juin 2006
Par: Progrès
Quand on pense à une administration municipale, ce sont les conseillers municipaux et le maire de la ville qui, le plus souvent, occupent l’avant-scène. Mais derrière toute bonne organisation municipale, il y a un directeur général compétent et la ville d’Edmundston au nord-est du Nouveau-Brunswick est choyée par la présence de Réal Gervais à ce poste.

Quand on lui demande de parler de sa ville natale d’Edmundston, Réal Gervais est des plus éloquents. Il ne tarit pas d’éloges sur ses concitoyens qu’il qualifie de dynamiques, fidèles à leur patelin et toujours prêts à se retrousser les manches pour faire avancer un projet ou un autre. « Les gens sont engagés et ils veulent faire partie d’une histoire à succès. Les gens d’Edmundston veulent réussir », a-t-il affirmé avec fierté.

Pourtant, ces mêmes qualificatifs pourraient être appliqués à ce discret directeur général qui préfère travailler en coulisse pour le bien de sa ville. Et quand on lui demande d’énumérer ses projets, il éclate de rire et demande si on a la journée pour l’écouter!

« Nous voulons éviter que notre municipalité parte à la dérive. Nous voyons que la municipalité a un rôle à jouer pour mettre en place les conditions qui vont permettre le développement économique, comme maintenir les infrastructures et préparer des infrastructures de développement économique », a-t-il avancé en reprenant son sérieux.

Parmi ces projets qui se sont retrouvés sur son bureau, il y a eu la relance du centre de ski du Mont Farlagne que la municipalité est passée à un cheveu d’acquérir pour éviter sa fermeture. Mais un acheteur de dernière heure s’est présenté et la ville d’Edmundston collabore maintenant au projet comme agent de développement. Il y a aussi le terrain de golf Fraser que la municipalité a acheté pour éviter son démantèlement et qu’elle opère maintenant avec une corporation à but non lucratif. Fait intéressant, la ville d’Edmundston est également propriétaire d’Énergie Edmundston, ce qui en fait la seule municipalité au Nouveau-Brunswick productrice et distributrice d’une énergie produite par deux barrages hydro-électrique. « Ce n’étaient pas des décisions faciles, mais ce sont des décisions importantes pour assurer la viabilité de la municipalité pour les prochaines années », a reconnu son directeur général.

Pour prendre de telles décisions, Réal Gervais a avoué s’inspirer d’un ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, Richard Hatfield, qui aurait déclaré que les gens sont élus pour mener et non pas pour suivre. « L’on doit assumer les responsabilités qui incombent à un poste et on ne peut pas prendre la route de la facilité », a-t-il ajouté.

Cet employé municipal pourra s’appuyer sur ces convictions dans ses efforts pour assurer l’avenir d’Edmundston. Quelques dossiers chauds trônant sur son bureau comprennent notamment le développement du centre-ville, le projet rues principales visant à redéfinir les fonctions des rues principales des villages fusionnés avec Edmundston en 1998, ainsi que des projets au niveau de nouvelles infrastructures culturelles et sportives.

M. Gervais a aussi mentionné l’importance des investissements municipaux dans l’Agence de développement communautaire et l’Office du tourisme Edmundston Madawaska. « Nous avons identifié des niches puis créé des organismes, une structure et du financement. Ces organismes ne dépendent pas du conseil municipal ni de moi. Nous mettons donc des systèmes en place dans la mesure de nos moyens. Quand je quitterai la ville ou quand nous aurons un nouveau conseil, il y aura une continuité d’action au niveau du développement économique », a-t-il conclu avec une fierté évidente pour cet héritage.

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