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L’émergence de la culture de capital en Atlantique
Mise à jour le vendredi 23 juin 2006
Par: Progrès
L’accès au capital pour la croissance d’un commerce a toujours été un défi pour nos entrepreneurs en Atlantique. Par conséquent, nous avons une communauté d’affaires qui a obtenu du financement via des prêts bancaires, des programmes gouvernementaux et d’autres subventions d'agences. Quand les compagnies sont devenues plus profitables, elles ont de moins en moins emprunté à leur banque.

La communauté d'affaires est devenue plus conservatrice et la croissance était organique. Les acquisitions se faisaient de moins en moins. Les compagnies avaient bâti très peu de crédit et, parfois, elles avaient des difficultés à emprunter quand les temps devenaient un peu difficiles ou lorsque de bonnes occasions se présentaient.

En plus, les cadres d’entreprises n'ont pas développé des équipes de gestion senior ou intermédiaires. Les jeunes bien instruits, ambitieux et entreprenants ont quitté la région pour chercher des postes où la croissance, les marchés d'exportation et les options d’achat d’actions faisaient partis de la culture d'entreprise.

Depuis plusieurs années, notre région a connu une réduction de programmes de subvention de gouvernement, les banques commerciales sont devenues plus restrictives dans leurs conditions de sécurité et il y a eu un déclin général dans le nombre d'institutions financières. Comme résultats, les propriétaires d’entreprises ont réalisé que le capital d'équité pour leurs entreprises est maintenant une nécessité s'ils veulent croître et faire concurrence.

En juillet 2003, le Conseil des Premiers ministres de l’Atlantique a mandaté Grant Thornton pour étudier l'accès au financement du capital d'équité pour les PME en Atlantique. Les participants à l’étude étaient le plus souvent des propriétaires ou présidents de PME qui avaient moins de 20 employés et des revenus annuels de moins de 5 millions$. La plupart des compagnies étaient des exportateurs et des entreprises déjà établies ou en croissance – c’est-à-dire, aucune entreprise émergente. Les consultants ont aussi sondé 25 fournisseurs de capital d’équité et des régulateurs provinciaux des quatre provinces.

Des groupes comme la Chambre de commerce des provinces de l’Atlantique (CCPA) ont appris au fil des ans, que beaucoup de compagnies dans notre région ont relevé deux défis significatifs au sujet de l’équité. Tout d’abord, les compagnies n’opèrent pas à l’échelle nécessaire pour accommoder des sources conventionnelles d'équité. Les sociétés de capital de risque cherchent de plus grands marchés que la plupart des compagnies du Canada atlantique recherchent ou pourraient utiliser dans un avenir prochain. Donc, le capital de risque n’est pas une industrie et le capital ici est dispendieux et difficile à attirer. Les investisseurs providentiels ne sont pas organisés et ils ont été très difficiles à identifier, à localiser et à rejoindre.

Ensuite, la plupart des compagnies ne sont pas prêtes pour une infusion de capital d’équité. Les compagnies peuvent être profitables mais ne maximisent pas toutes leurs performances. Elles ne sont donc pas aussi profitables qu'elles pourraient l’être et ceci inquiète les investisseurs potentiels. Les équipes dirigeantes ne sont pas aussi fortes qu’elles le devraient, une autre source d'inquiétude pour les investisseurs. Les stratégies de commercialisation n'ont pas été bien préparées et, dans beaucoup de cas, les stratégies de croissance de marché n’ont pas été considérées.

L'étude de Grant Thornton montre cependant que ces lacunes dans notre communauté d'affaires changent. Le consultant a découvert que la majorité de répondants considérerait le capital d'équité si le capital convenable était disponible au Canada atlantique. En fait, la plupart des répondants considèrent que l’on doit augmenter le financement de capital d’équité.

C’était il y a trois ans.

Aujourd'hui, la CCPA travaille au développement d’une nouvelle structure de financement qui permettra et encouragera les Canadiens de l’Atlantiques à investir dans les compagnies d’ici. Les structures de la Corporation de société de capital de démarrage pour mobiliser des fonds publics sont maintenant opérationnelles au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle Écosse. Les Fonds d'investissement de développement économique communautaire émergent en Nouvelle-Écosse et ils sont étudiés par les autres gouvernements provinciaux. Les investisseurs potentiels se rassemblent dans des groupes organisés tel que First Angel Network et les compagnies telles que Acadian Securities Ltd., Beacon Securities et Rudderham Norwood Ellison, et ils s’impliquent dans les étapes de gérance et de mobilisation du capital local pour les compagnies locales.

C'est une période excitante pour les commerces, le capital et les investisseurs au Canada atlantique. La culture de capital émerge rapidement. Et bientôt, l'accès au capital ne sera plus un problème pour nos dirigeants d'affaires.