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Halifax la francophone!
Mise à jour le vendredi 23 juin 2006
Par: Progrès
Saviez-vous que la ville d’Halifax abrite la plus forte concentration de francophones dans la province de la Nouvelle-Écosse? Cela pourrait peut-être surprendre puisque l’on associe généralement la présence francophone néo-écossaise aux régions de Clare ou de Chéticamp, par exemple. Mais la ville capitale abrite une communauté francophone de quelques 11 200 âmes formant 3 % de la population de la municipalité régionale de Halifax.

Ces chiffres se retrouvent d’ailleurs dans un important profil et plan de développement communautaire pour la région de Halifax, documents élaborés au cours de la dernière année par le Réseau de développement économique et d’employabilité (RDÉE) de la Nouvelle-Écosse et parrainés par le Conseil de développement économique de la Nouvelle-Écosse (www.cedne.ns.ca). « Au niveau de la vision, les gens de Halifax cherchent à créer une communauté francophone et acadienne vibrante, structurée, unie et influente pour qu’elle soit une force par et pour la région », a avancé Yvon Samson, gestionnaire du RDÉE, lors d’une discussion sur ces documents.

Les données recueillies par le RDÉE ont ainsi démontré que Halifax est l’endroit dans la province où les francophones sont le plus scolarisés et qu’environ 90 % d’entre eux travaillent dans les industries tertiaires. C’est également l’endroit où le taux de chômage est le moins élevé en se situant à moins de 5 %.

« Une des faiblesses relevée est que les francophones de Halifax n’ont pas de réseau de communication. Les francophones ne se parlent par entre eux dans la Péninsule de Halifax, dans Dartmouth ou à Cole Harbour », a toutefois noté M. Samson. « Il est donc important de voir à la création de partenariats francophones dans l’économie », a-t-il avancé.

C’est pourquoi le RDÉE collaborera avec la communauté pour mettre sur pied divers projets de partenariats économiques. Un centre de ressources à l’emploi pour aider les jeunes adultes et les nouveaux arrivants à Halifax sera aussi mis sur pied. « Halifax est un milieu urbain et les communautés francophones et acadiennes sont éparpillées et elles ne sont pas identifiables. Cela crée un défi au niveau du rassemblement des forces vives », a reconnu M. Samson.

Un premier pas important pour rassembler les gens d’affaires est sans contredit la récente fondation d’une Chambre de commerce francophone à Halifax, organisme qui a célébré sa première année d’activité en mars dernier. Selon son président fondateur, Daniel Cyr, l’objectif principal de ce nouvel organisme est de favoriser les échanges entre les entrepreneurs acadiens et francophones de la région de Halifax à l’aide de déjeuners d’affaires bimensuels. « Notre but principal est de faire du réseautage et d’accueillir les nouveaux francophones qui arrivent à Halifax et les nouvelles entreprises qui s’installent dans notre secteur. Notre deuxième but est d’aider les jeunes entrepreneurs. Ils sont les bienvenus à joindre notre groupe et nous les aiderons dans les démarches pour partir en affaires », a-t-il énuméré. Il a ajouté avec fierté que deux jeunes entrepreneurs ont déjà bénéficié de l’expérience des membres de la Chambre pour se lancer en affaires. Près d’une quarantaine de personnes ont joint cette nouvelle organisation économique et M. Cyr entend bien oeuvrer au recrutement pendant la prochaine année.

Un autre élément rassembleur des francophones et des Acadiens d’Halifax est, sans aucun doute, le Conseil communautaire du Grand-Havre. « Nous sommes le porte-parole de la communauté francophone de la région de Halifax », a expliqué sa directrice générale, Brigitte Lavigne. « Notre vision est que la Nouvelle-Écosse est une province où les citoyens peuvent s’épanouir pleinement dans leur langue et culture. Nous faisons la promotion du développement global de la communauté francophone de la municipalité régionale de Halifax. »

Programmes, services, partenariats, réseaux, services de soutien et renseignements se retrouvent donc tous dans ce centre névralgique de la communauté francophone. Et, tout comme l’ont affirmé Yvon Samson et Daniel Cyr, Mme Lavigne a répété que les francophones de Halifax forment une communauté des plus dynamiques et active dans une multitude d’organismes. « C’est une petite communauté où tout le monde participe », a-t-elle conclu.