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Je suis une Acadienne qui demeure au Québec depuis 50 ans. Cependant, je viens passer mes étés au N.-B., puisque j'ai un chalet ici. Récemment, je suis allée conduire des Québécoises à l'Aéroport de Moncton et nous avons arrêté à Miramichi pour le dîner et au retour pour le souper. Nous avons été très bien servies, sauf que nous n'avons pas été servies en français.
J’en ai été estomaquée puisque depuis des années, j'insiste sur le fait qu'ici au Nouveau-Brunswick, nous pouvons nous faire servir dans les deux langues canadiennes n'importe où, n'importe quand et dans n'importe quelle situation.
J'aimerais dire à mes concitoyens du N.-B. qu'ils ne disent pas la vérité quand ils affirment que le N.-B. est parfaitement bilingue. J'ai essayé de me faire servir en français tant au dîner qu’au souper. Et croyez-moi, j'ai insisté pour qu'on me réponde en français.
Je tiens à m'excuser auprès des Québécois auxquels j'avais affirmé qu'au N.-B. nous pouvions parler les deux langues officielles, sans crainte d'être ridiculisés. Je me suis trompée royalement.
DELPHINE GIONET BERGERON
Sainte-Foy
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