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Selon un programme lancé en 2001 par l'Agence de promotion économique du Canada atlantique et intitulé «Fonds d'innovation de l'atlantique (FIA)», plusieurs prêts ont été accordés à diverses entreprises dans le but «d'aider les gens du Canada atlantique à soutenir la concurrence dans une économie mondiale axée sur le savoir grâce au développement d'idées, de produits, d'entreprises et de marchés nouveaux».
Le journaliste Michael Tutton, de la Presse Canadienne, a découvert, grâce à la Loi sur l'accès à l'information, que 33,2 millions $ ont été divisés entre 17 compagnies des provinces atlantiques en 2001. Toujours d'après ce même journaliste, seulement 3,2 millions $ de cette somme, soit à peine 10 % du total, avaient été remboursés en date d'avril 2010 et ce en grande partie par seulement deux compagnies! Les autres ont soit fait faillite ou bien ne paient tout simplement pas leurs dettes.
Alors que la plupart d'entre nous se font harceler par des agences de collections ou bien par l'Agence du revenu du Canada dès que nous prenons le moindre retard dans le remboursement de prêts ou d'impôts non payés, notre gouvernement, lui, ne semble pas tellement pressé de se faire rembourser ces 30 millions $ en suspens quelque part. Tout cet argent a peut-être été sagement investi dans des yachts luxueux ou bien des maisons dont la valeur immobilière approche les sept chiffres. Personne ne semble le savoir ou même s'en inquiéter.
Vouloir créer des emplois et donner un coup de pouce à de petites entreprises est certainement un objectif louable, mais de permettre à une poignée de gens d'affaires, dont certains sont pratiquement des experts en obtention de prêts gouvernementaux, de recevoir des fonds publics pour ensuite les dépenser à leur guise sans aucune restriction est loin d'être productif à mon avis.
BERNARD CORMIER
Notre-Dame-de-Kent
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