- Affaire Louis Mailloux: la vraie histoire
- Se dirige-t-on vers une dictature?
- Équité salariale: la Coalition exige plus de transparence
- Gala de la chanson de Caraquet: les finalistes sont déjà au...
- Cent nouveaux diplômés à l’UMCE
- Accros de la chanson: Caroline Savoie et Razzia sont couronnés
- L’été musical ne manquera pas de fougue à Barachois!
Dans sa chronique du 19 août, publiée dans L'Acadie NOUVELLE, Rino Morin Rossignol nous dit que «plus le discours des artistes sera contraint de céder la place à une langue javellisée soumise aux diktats de la rectitude politique, plus la liberté s'atrophiera. La liberté individuelle d'abord, et ensuite la liberté collective et avec elle, la démocratie». Je suis tout à fait d'accord avec lui.
L'animateur, écrivain et journaliste québécois bien connu Jacques Languirand se plaît à dire que «le conformisme tue». À mon avis, la rectitude politique, quant à elle, nous étouffe et nous handicape de plus en plus en tant que société.
Elle est tellement puissante et omniprésente que la plupart des politiciens et autres personnalités publiques semblent être continuellement sur la défensive lorsqu'ils prononcent un discours, afin de s'assurer que tel ou tel groupe ne sera pas offensé par leurs propos.
Si par malheur ou par erreur l'un d'entre eux prononce un seul mot qui peut être perçu comme étant offensif envers un groupe quelconque, c'est la panique générale. On monte tout de suite aux barricades et on accuse la personne de manque de respect et d'insensibilité envers le groupe en question. On ira même dans certains cas jusqu'à exiger la démission du pauvre bougre qui s'est mis les pieds dans les plats.
Il fut une époque pas tellement lointaine ou, du haut de leur chaire, les prêtres catholiques dictaient à leurs paroissiens ce qu'ils pouvaient dire et ne pas dire, faire et ne par faire. De nos jours les groupes à intérêts spéciaux semblent avoir pris la relève et s'en donnent à coeur joie.
BERNARD CORMIER
Notre-Dame-de-Kent
-
Article précédentRogersville - Un 60e anniversaire pour la Chambre de commerce
-
Article suivantOpinion - L’unilinguisme anglophone de la LCF dénoncé


















