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EDITORIAL: Avec maître Michel Bastarache, l’équipe sera encore plus forte
Mise à jour le mercredi 27 août 2008
Par: Alcide F. LeBlanc
La réforme en santé n’est pas aussi assurée que le pensait notre ministre Michael Murphy. Pour le compte d’Égalité santé, Me Michel Bastarache, ce grand champion de la cause des minorités linguistiques du pays, qui a siégé avec compétence et dignité pendant une dizaine d’années comme juge à la Cour suprême du Canada, a accepté de travailler avec d’autres éminents juristes, Michel Doucet et Mark Power. Que vont vérifier ces trois sages personnalités? D’abord, l’équipe étudiera si les changements proposés en santé présentent une base solide pour une éventuelle contestation judiciaire. D’ici peu, on devrait connaître une position claire à ce sujet. Très mal pilotée par le gouvernement provincial, très mal accueillie par les francophones, surtout ceux du Sud-Est, cette réforme nous a donné l’occasion de voir les énormes inégalités des services qui existaient déjà et qui le seront davantage si tout tombe en place. Très mal pilotée ? Quand nos élus élaborent un projet de loi interdisant toute possibilité de contestation judiciaire avant même que le projet soit débattu à l’assemblée législative, on se croirait vivre dans un pays dictatorial. Très mal accueillie ? Faisant honneur à toute la population francophone du Nouveau-Brunswick, la régie de santé du sud-est était une institution que nous avions fièrement bâtie ensemble et qui répondait à nos aspirations. Avec son abolition, la population s’y est ouvertement opposée. En Ontario, en 1997, le gouvernement avait voulu le même sort avec l’Hôpital Montfort. Après plusieurs années de lutte acharnée, en 2001, la Cour d’appel de l’Ontario maintient son existence. Ici, dans ce combat, pour le moment, nous ne pourrons pas profiter du programme de contestation judiciaire aboli par le gouvernement Harper. En dépit de cela, soyons vigilants, alertes et combatifs. En santé comme en éducation, évitons à tout prix que nos institutions deviennent bilingues.
Alcide F. LeBlanc
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