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Un brin d’histoire de la Fanfare l’Assomption de Moncton
Mise à jour le jeudi 21 août 2008
Par: Alcide F. LeBlanc
MONCTON - Dans les années ’40, ’50 et ’60, existait à Moncton la Fanfare l’Assomption que l’on pouvait entendre en concert dans les parcs de la ville l’été ou encore en parade lors de diverses célébrations ou manifestations telles, pendant plusieurs années, le Festival du Homard de Shédiac, la procession de la Fête Dieu à Moncton et, en 1955, les Fêtes du 200e anniversaire de la Déportation acadienne, pour n’en nommer que quelques- unes. Elle se présentait chaque année dans les festivals de musique de Moncton et de Saint-Jean ainsi qu’à diverses compétitions de fanfares où elle faisait toujours bonne fi-gure, dont une première place dans une compétition réunissant les meilleures fanfares des provinces maritimes. Pendant presque toutes ces années, la fanfare était dirigée par Ferdinand Malenfant de Dieppe, frère de la célèbre cantatrice Anna Malenfant. Il avait dirigé, dans les années ’20 et ’30, la toute première Fanfare l’Assomption composée principalement d’ex- musiciens de la fanfare militaire du célèbre Batallion acadien dans la Première Guerre mondiale (1914-18). C’est le Père Camille Léger, alors vicaire à la paroisse l’Assomption de Moncton, qui a réactivé la Fanfare l’Assomption en organisant en 1944 une fanfare de jeunes garçons, tous membres de la troupe scoute et du corps de cadets de l’armée dont il était l’aumônier. Ces jeunes musiciens portaient, selon l’occasion, l’uniforme scout ou l’uniforme des cadets. L’existence d’une fanfare de scouts ou de cadets était un phénomène rare et tout à l’honneur du talent d’orga-nisateur du Père Léger. Cette fanfare de jeunes est ainsi devenue par la suite la deuxième Fanfare l’Assomp-tion. Après une vingtaine d’années d’existence, elle a cessé d’exister. À peu près au même moment, une troisième fanfare l’Assomption a vu le jour dans les années ’60, mais fut plutôt de courte durée ne dépassant pas le stade de fanfare junior. Par la suite, ce sont les écoles secondaires par le biais de leur programme de musique qui se sont doté d’ensembles instrumentaux, dont on connaît les succès depuis plusieurs années et qui témoignent d’une évolution fort intéressante. De nombreux musiciens, au total environ 80, ont fait partie de la Fanfare l’Assomption au cours de ses 20 ans d’existence. Une quarantaine d’entre eux, tous à un âge assez avancé, se réuniront le jeudi 21 août (et probablement pour la dernière fois) pour se remémorer de vieux souvenirs. Quelques-uns des nombreux musiciens qui ont fait partie de la Fanfare l’Assomption au cours de ses 20 ans d’existence, devant l’Académie du Sacré-Cœur, 80 Church, Moncton en 1948, 1re rangée : Donald Comeau*, Roger Arsenault et Ronald Landry; 2e rangée : Ferdinant Malenfant*, directeur, Gérald Melanson, Raymond Gould*, Léonard McArdle* et Pat Paterson; 3e rangée : L.-Paul LeBlanc, Norman Richard, Gérard Cormier et Henri Cormier*; 4e rangée : Paul LeBlanc, Louis Bourque, Francis LeBlanc, Arthur Cormier* et Raymond Cormier; 5e rangée : Ronald Richard, Maurice LeBlanc, Dollard LeBlanc, Arthur Gallant* et Léandre Cormier; 6e rangée : Blair Bourgeois, Paul Cormier*, René Hébert et Charles Bourgeois (* décédés).
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