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Retrait du vol direct Québec-les Îles
Mise à jour le vendredi 29 août 2008
Air Canada confirme l’abolition du vol direct entre Québec et les Îles et ce, à compter du 26 octobre. Le transporteur aérien invoque des raisons financières pour justifier cette décision. Le retrait du troisième vol quotidien entre les Îles et le continent fait également suite à l’annonce par Air Canada, en juin, d’une diminution de services de 7 % sur son réseau. Rappelons que ce vol supplémentaire avait été ajouté, il y a une suite aux demandes répétées de la communauté et des différentes instances.
« Des liaisons qui pouvaient, il y a un an, être acceptables à exploiter dans le contexte où le prix du carburant a augmenté, voire même doublé en un an, ces liaisons sont maintenant déficitaires, ce qui explique que nous devons les éliminer », de déclarer Isabelle Arthur, porte-parole d’Air Canada. Elle ajoute que la compagnie maintient ses deux vols quotidiens et entend s’adapter à l’offre et à la demande pour éventuellement s’ajuster, si le besoin se fait sentir.
Mécontentement
à la Municipalité
Du côté de la Municipalité, on déplore cette décision, puisque l’on juge que le besoin est réel et le taux d’occupation semblait satisfaisant. Le maire Joël Arseneau rappelle qu’une lettre avait été envoyée suite aux décisions du mois de juin afin de s’assurer de consolider les liaisons d’Air Canada dans l’archipel. « Le troisième vol quotidien avait réussi à adapter la capacité d’Air Canada. Selon nous, l’ajout était un succès immédiat et pour avoir voyagé à plusieurs reprises sur ce vol, je peux confirmer que le taux d’occupation était toujours au deux tiers ou supérieur », d’affirmer Monsieur Arseneau.
Celui-ci conteste la notion de rentabilité d’Air Canada pour justifier le retrait. « On n’a pas accès aux chiffres, mais de visu, c’est difficile à croire. Selon moi, ça dépend du seuil de rentabilité qu’on se fixe et ce que je soupçonne, c’est que leur seuil oblige un taux d’occupation de 100 % », d’avancer Joël Arseneau.
Selon le maire, la réduction du nombre de sièges n’avantagera ni Air Canada, ni sa clientèle. Il précise que le nombre moins élevé de sièges entraînera sans aucun doute une rareté et, par conséquent, une hausse des prix. Cette hausse risque de faire en sorte que certains Madelinots préféreront prendre le bateau ou refuseront tout simplement de sortir de l’archipel. « De plus, en créant une rareté, Air Canada se retrouve à la merci de la brume, d’une tempête ou des périodes achalandées, par exemple lors de la saison d’observation des phoques, qui risquent de créer des problèmes de rétablissement des vols », renchérit Joël Arseneau qui rappelle que cette situation n’a pas été vécue l’an dernier.
Il entend ramener le dossier à la prochaine réunion de la Conférence régionale des élus et de la Commission consultative sur les transports. « Si la décision a des impacts sur la clientèle madeleinienne, ça va aussi avoir des impacts en Gaspésie puisque le troisième vol libérait des places dans les avions qui atterrissaient à Gaspé », d’illustrer Joël Arseneau.
Le maire note cependant que, pour une première fois, Air Canada se déclare consciente des impacts de ses décisions et est prête à s’adapter aux diverses situations. « Ça prouve qu’au moins le message a été retenu. On croit toutefois qu’Air Canada minimise les impacts de ses coupures et il va falloir se rencontrer de nouveau. »
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