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La visite aux Îles du ministre des Pêches du Québec, monsieur Laurent Lessard, à l’occasion de la mise à l’eau des cages à homard, aura permis de prendre conscience d’un fait prouvé par les statistiques et qui est le suivant: pour chaque jeune pêcheur qui
Mise à jour le vendredi 09 mai 2008
Par: Merrielle Ouellet
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Le ministre de l’Alimentation, des Pêcheries et de l’Agriculture du Québec, Laurent Lessard, discute avec Michel Fournier, de Moules des Îles suite à l’annonce de la Politique jeunesse en pêches et aquaculture.
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Au Québec, et particulièrement aux Îles, la moyenne d’âge des pêcheurs frôle les cinquante ans. Selon les statistiques compilées par Québec pour 2004, les pêcheurs madelinots de plus de 55 ans représentent 28% et ceux qui sont âgés de 40 à 54 ans représentent 50% de tous les pêcheurs dans l’archipel. Par contre, les pêcheurs de 35 à 39 ans ne représentent que 12% et à peine un peu plus de 9% ont moins de 35 ans.
La relève ne semble pas au rendez-vous, mais dorénavant le secteur de la pêche et de l’aquaculture aura aussi sa politique jeunesse afin d’encourager les jeunes à s’intéresser à ce secteur de l’économie.
C’est en effet ce qu’a annoncé samedi le ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation, Laurent Lessard, alors qu’il était dans l’archipel pour participer aux activités entourant le début de la 133e saison de pêche au homard.
Cette Politique jeunesse s’applique à toutes les sortes de pêches ainsi qu’à la mariculture. Tout d’abord, il s’agit de la révision de l’ensemble de l’offre de formation, à la mise en place d’un encadrement adéquat pour les jeunes nouveaux pêcheurs ainsi qu’à la valorisation du métier. Le ministre a de plus annoncé une prime à l’établissement.
Celle-ci est une subvention non-remboursable pouvant atteindre un montant maximal de 25 000$, à concurrence de 20% du coût total du projet. Le ministre Lessard explique que le ministère a voulu être flexible dans son application. Cet appui financier peut donc prendre trois formes, au choix du demandeur, soit une prise en charge des intérêts, l’achat de nouveaux équipements ou une combinaison des deux. Le prix moyen des entreprises de capture varie beaucoup selon, entre autres, la pêche effectuée, la taille du bateau et, parfois même la région, mais on parle d’une somme allant de 200 000$ à 500 000$. Rappelons que le ministère offre une exonération fiscale de 750 000$ aux propriétaires des entreprises de pêche qui souhaitent prendre leur retraite.
La prime à l’établissement s’adresse aux moins de quarante ans. «Les 25-39 ans sont quand même assez nombreux et il y a une croissance. Il faut s’y intéresser, mais il faut envoyer un message très fort que ce programme est là pour durer puisqu’il y a une génération montante qui regarde, qui va prendre la relève. Pour chaque pêcheur qui va rentrer en entreprise, il y en aura trois qui prendront leur retraite», de souligner le ministre Laurent Lessard.
Au niveau de la révision de la formation offerte, le ministre révèle que le travail est déjà amorcé avec l’ensemble de ses partenaires afin qu’elle puisse répondre aux besoins du secteur. Il faut savoir que la pêche, ce n’est pas seulement aller en mer capturer la ressource, c’est une question de bonne gestion d’entreprise également.
Quant à l’encadrement, Laurent Lessard explique que le mandat sera donné aux directions régionales d’accompagner les jeunes qui partent en affaires dans ce secteur: «… c’est quand même un plan de vie; nécessairement, ça ne s’apprend pas à gauche et à droite. Il faut avoir quelqu’un qui l’accompagne dans son plan à l’établissement […] quand on lui montre la route, qu’on travaille avec, il va faire en sorte que chaque revenu qu’il tirera de la mer permettra plus d’aller dans ses poches que de rembourser des mauvais choix ou de mauvaises dettes qu’il aurait pu contracter sachant pas que des plans existaient.»
Le ministre Lessard souligne enfin que c’est le coup de pouce dont la relève a besoin: «On ne peut pas être jeune et riche, c’est une contradiction. Donc, si on leur donne des moyens et qu’on crée l’environnement favorable, on va être capable de donner un coup de pouce à la relève…»
Québec n’injectera pas de nouvel argent pour cette politique puisqu’elle s’inscrit dans le Plan d’action ministériel pour l’industrie des pêches et de l’aquaculture commerciales. Rappelons que ce plan d’action prévoit déjà l’injection de dix millions de dollars sur cinq ans. Le ministre Lessard souligne toutefois que le budget ministériel pour la mise en œuvre de l’ensemble de ces actions est de douze millions et qu’à cela s’ajoute cinq millions pour la modernisation des usines.
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