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Parc Industriel. De Boisville à Lavernière
Mise à jour le vendredi 16 mai 2008
Par: Merrielle Ouellet
La municipalité des Îles abandonne l’option d’aménager un parc industriel dans le secteur des Bois Brûlés à l’Étang-du-Nord. C’est ce qu’a annoncé le maire Joël Arseneau mardi dernier en séance ordinaire des élus municipaux.
Ce dernier explique que le conseil suit ainsi les orientations du ministère des Affaires municipales quant à la consolidation des secteurs déjà développés «en favorisant la rentabilité des infrastructures et en évitant les coûts associés à l’étalement. Ça vaut pour l’étalement urbain, ça vaut pour l’étalement commercial et ça vaut pour l’étalement dans le domaine des activités industrielles également.» Le maire ajoute que la fragilité du territoire a également été prise en considération.
En contrepartie, un nouveau lieu a été identifié pour accueillir le projet de parc industriel. L’emplacement visé par le conseil municipal est adjacent à l’actuel secteur industriel de LaVernière, où est l’usine de béton bitumineux et la centrale thermique d’Hydro-Québec. «Le secteur a déjà une vocation industrielle, les services publics sont à proximité, le site est près d’un axe régional, la 199, en plus d’être situé au centre économique de l’archipel», de faire valoir monsieur Arseneau.
Pour la réalisation de ce projet, la municipalité prévoyait acquérir quelques terrains privés zonés agro-forestiers. Or, l’un d’entre eux, qui représente la majeure partie des lots visés par la municipalité, a très récemment été réservé à l’agriculture par la Commission de la protection des territoires agricoles du Québec (CPTAQ). Le maire Arseneau indique que la Municipalité conteste cette décision, «on va contester… On dit que la Commission de protection du territoire agricole n’a pas été saisie de l’ensemble de la problématique et de tous les faits. On va vouloir faire la démonstration que pour l’ensemble du développement économique madelinot, il y a des arguments qu’ils doivent entendre.»
En assemblée publique des élus, le maire a précisé que le projet de parc industriel, d’une superficie de 88 000 mètres carrés permettrait la création de 17 emplacements en trois phases. Un certain niveau d’esthétisme architectural et d’aménagement paysager seront exigés et des aires boisées entre chaque emplacement seront préservées.
Le maire Arseneau précise finalement que le projet prévoit l’installation d’entreprises qui n’entraînent pas de rejet polluant. Il cite en exemple les entreprises de construction, les ateliers ou entrepôts, les industries du camionnage et du transport, etc.
Rencontre publique
Cette orientation du conseil semble déjà susciter un mécontentement dans la population. À la réunion publique, mardi dernier, des habitants du secteur qui se sont toujours opposés à l’implantation du plan d’asphalte, ont rapidement quitté la salle à la suite de cette annonce et ont semblé mécontents de la future venue de nouvelles entreprises industrielles dans ce secteur, ce qui ne surprend pas le maire: «Tout l’exercice de l’adoption d’un schéma d’aménagement implique une harmonisation des usages et foncièrement, ça impose, comme je l’ai dit depuis deux ans, des compromis. Qui dit compromis, dit insatisfaction d’une partie de la population. Et nous, le conseil d’agglomération, ce qu’on a comme objectif, c’est de décider en fonction de la plus grande majorité possible et dans une perspective de long et de très long terme pour l’occupation du territoire et la vitalité économique des Îles. À partir de ce moment-là, on doit se tenir debout.»
Une rencontre publique sera tenue d’ici trois semaines spécifiquement sur ce projet d’implantation d’un parc industriel.
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