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Un autre exemple d’immoralité sociale : le cas du traitement accordé aux homosexuels
Mise à jour le jeudi 30 novembre 2006
Par: André F. Caissie
Nous sommes constamment rappelés de l’inégalité de traitement accordée à cette minorité mal comprise qu’est celle de la communauté homosexuelle – souvent perçue par les hétérosexuels comme étant non conventionnelle, et qui continue de choquer et de bouleverser les valeurs profondes des sociétés dites traditionnelles (non progressives), à travers le monde entier. En raison de leurs habitudes, leurs idéologies, et leur orientation sexuelle différente, les homosexuels sont fréquemment exclus – ou ostracisés. Souvent, les personnes de l’entourage familial sont les premières à couper tout contact – voyant l’homosexualité dans leur famille comme une honte, un « faut pas » tout en privilégiant la fierté reliée à une tradition d’hétérosexualité dans les familles. Les membres exclus se sentent souvent délaissés – mal compris. Dieu sait que l’humanité devait se montrer dure concernant le cas des homosexuels – tristement, c’est souvent le cas lorsqu’un patron comportemental ne rejoint pas le cadre de valeur dominant. Mais, Dieu devrait aussi savoir qu’il est grand temps que nous acceptions le phénomène d’homosexualité comme une réalité humaine concevable – normale, quoi. L’ajustement est toujours long à venir – et dans le cas de l’homosexualité, nous savons que depuis l’âge classique, et même avant – une grande difficulté s’implique dans l’idée des libertés – à ce que tous puissent accepter le phénomène homme-sur-homme, femme-sur-femme. Dire qu’il est estimé à 10 % la proportion de la population dite homosexuelle. N’est-ce pas assez pour dire qu’il y a réalité et que le groupe non hétérosexuel constitue un groupe assez représentatif de la population pour qu’on lui ouvre la porte – qu’on lui donne licence de faire comme bon semble dans la société? Dire que 10 % des homosexuels vivent, paraît-il, d’intenses épisodes de dépression, de mal de l’être suffisamment grand pour tripler l’incidence des suicidaires dans ce groupe défavoriser socialement, en comparaison au groupe d’hétérosexuels. Les homosexuels ne se sentent pas bien – et beaucoup a à faire avec notre traitement. N’est-ce pas assez pour faire réaliser qu’il faut accepter? Mais, comment convaincre pour que l’acceptation ne devienne qu’un autre signe d’hypocrisie? Est-ce que ça pourrait aider lorsque la science s’en mêle? Est-ce que ça pourrait aider de démontrer avec assez d’évidences que les homosexuels ne choisissent pas consciemment ou sciemment de favoriser des partenaires de même sexe? Est-ce que ça pourrait aider de dire que les grands centres urbains – loin d’être aussi grégaires dans l’organisation sociale que les petits villages – permettent à maints homosexuels de s’émanciper d’une vie de torpeur rencontrée assez souvent en région? Dans les années qui ont précédées 1973, l’Association de la Psychologie Américaine (APA) considérait l’homosexualité comme déviance mentale – une pathologie digne de l’étiquette d’anormalité. Pourtant, les homosexuels sont complètement fonctionnels et adaptés – leur orientation sexuelle ne cause pas de problème à ce qu’ils puissent mener une vie à peu près normale (si ce n’est pas du mauvais traitement de la part de certains). L’année 1973 n’est pas très loin derrière – il est assez surprenant de savoir que plusieurs supportaient réellement l’inclusion de l’homosexualité dans la gamme des pathologies psychologiques! L’étiquette de pathologie a été éliminée par manque de preuves convaincantes. Récemment, des études ont démontré que les homosexuels ne choisissent pas forcément leur sort. Ce n’est alors pas une question de choix, quant aux habitudes de vie, mais bien plus, une question de prédisposition biologique reliée à l’orientation sexuelle. Par exemple, les homosexuels mâles naissent, selon certaines conclusions scientifiques, de mères qui produisent un surplus d’anticorps anti-mâle, généralement associés au nombre de gestations. Plus la mère enfante de garçons avant de donner naissance à un cadet, plus les chances d’homosexualité augmentent chez ce cadet. Les anticorps affecteraient le développement du cerveau, pour une morphologie différente qui aurait été associée à l’étiologie de l’homosexualité. Rien de mal, lorsque l’on considère la qualité de fonctionnement global. De même, il faut considérer l’étude qui démontre que les homosexuels masculins sont attirés sexuellement aux mêmes odeurs de sueurs que les femmes hétérosexuelles. Le lien est aussi relevé de la même façon lorsque les femmes homosexuelles sont comparées aux hommes hétérosexuels. Précisément, les mêmes zones du cerveau (site de l’hypothalamus) seraient activées lorsque l’attirance sexuelle est le même, indépendamment du genre ou du sexe de la personne étudiée. En bref, les homosexuels ne décident pas leur préférence : c’est une question de biologie – ils sont fait pour mieux être attirés par les gens de même sexe. Est-ce que ça prend la science pour convaincre encore une fois? Ou bien, n’aurions-nous pas mieux fait d’accepter la différence, si le fait d’accepter ne nous empêche pas de vivre en tant qu’hétérosexuels? Il faut dire qu’il est parfois décevant que certains aient besoin de preuves empiriques pour accepter ou respecter moralement la différence! Mais, la science ne dit pas tout! Par exemple, parlons des croyances religieuses, qui même en face de la démonstration scientifique, demeurent très fortement ancrées – faisant condamner continuellement toutes pratiques homosexuelles. Mentionnons aussi nombreuses manifestations violentes, anti-homosexualité, à travers le monde. Sans trop entrer dans le détail ennuyeux, je crois que la nouvelle tendance démontre quand même une meilleure acceptation de cette réalité qu’est l’homosexualité. Montréal, Québec, et même Moncton, en plusieurs points, ne cachent pas leur population homosexuelle – en leur donnant davantage d’espace. Des exemples de meilleurs traitements abondent. Cependant, je dois avouer qu’il y a encore du travail à faire en chacun de nous pour arriver à mieux respecter des gens, qui dans le fond, recherchent la même chose que nous tous* - amour, contact physique et épanouissement en ce domaine – nonobstant le choix du sexe du partenaire.
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