|
Décès d’Yvan Lepage
Mise à jour le jeudi 29 mai 2008
Par: capacadie.com
C’est avec une grande tristesse que nous avons appris le décès d’Yvan Lepage, survenu le 22 mai à Ottawa. Il était professeur émérite de l’Université d’Ottawa où il a poursuivi sa carrière après quelques années à l’Université de Moncton au début des années 1970 jusqu’en 1976. Il a été directeur du Département d’études françaises de l’Université de Moncton de 1973 à 1976.
«Plusieurs d’entre vous se souviendront de sa participation au dernier colloque de l’APLAQA, du CEFCO et du CRCCF l’automne dernier lorsqu’il a présenté le prix Marguerite-Maillet à Réjean Robidoux et donné une conférence remarquable sur Les Acadiennes, de Félix-Antoine Savard», rappelle le directeur du Département d’études françaises, Raoul Boudreau.
Après des études à l’Université d’Ottawa, Yvan Lepage a obtenu le doctorat à l’Université de Poitiers. En 1969, il est embauché comme professeur adjoint au Département des lettres françaises de l’Université d’Ottawa. L’année suivante, il accepte un poste à l’Université de Moncton où il travaillera de 1970 à 1977 comme professeur mais aussi comme directeur.
C’est en tant que professeur agrégé qu’il reviendra à l’Université d’Ottawa où il mènera toute sa carrière. Pendant près de 20 ans (1982-1985, 1989-2005), il a été doyen adjoint et secrétaire de la Faculté des arts. Il fut également directeur du Département des lettres françaises en 1981-1982 et de 1986 à 1989. Il quitte l’enseignement en 2005 mais continue, en tant que professeur émérite, à servir la Faculté comme le Département en sollicitant un double mandat de professeur auxiliaire et de professeur invité et en acceptant de reprendre le flambeau de la Bibliothèque du Nouveau Monde.
Les trois années de sa trop courte retraite furent donc très actives à l’image de sa carrière de chercheur. Il laisse en effet une oeuvre remarquable reconnue internationalement dans le domaine des études médiévales et de l’édition critique.
M. Lepage a formé de nombreux collègues qui oeuvrent partout au pays. D’un grand raffinement, à la fois subtil et narquois, il était d’une grande rigueur intellectuelle. Toujours disponible pour aider les jeunes professeurs qui faisaient leur début dans le métier, il leur prodiguait de judicieux conseils.
«Il y a quelques semaines à peine, il répondait à mes questions sur les plus obscurs règlements de l’université, ajoute M. Boudreau. Comme il était toujours très organisé, il m’avait fait parvenir la version écrite de sa communication quelques semaines après le colloque d’octobre dernier. Vous aurez donc le plaisir de le lire dans les actes qui paraîtront l’an prochain.»
Il était l’époux de Françoise Lepage que vous connaissez sans doute aussi tant pour ses travaux sur la littérature pour la jeunesse que ses romans-jeunesse.
L’Université de Moncton et le Département d’études françaises lui offrent leurs sincères condoléances.
|