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Un colloque soulignera le 30e anniversaire de la Faculté droit
Mise à jour le jeudi 02 octobre 2008
Par: capacadie.com
À l’occasion du 30e anniversaire de la Faculté de droit de l’Université de Moncton, la Fédération des associations de juristes d’expression française de common law (FAJEF) et l’Association internationale francophone des intervenants auprès des familles séparées (AIFI) organisent un colloque portant sur la justice familiale, intitulé Du droit de l’enfant à l’intérêt de la famille séparée, les 7 et 8 novembre à l’hôtel Delta Beauséjour de Moncton.
Selon Louise Aucoin, présidente de la FAJEF, et Lorraine Filion, présidente de l’AIFI, de plus en plus de familles se voient confrontées à une rupture. Deux liens s’entremêlent et des droits s’entrechoquent - le lien conjugal se termine alors que le lien familial survit au-delà de la rupture du couple. L’enfant, objet de la dispute des parents sera pris dans un conflit de loyauté, parfois intenable, mettant en péril son développement.
«Au cours de la dernière décennie, nous avons assisté au développement fulgurant des modes pacifiques de résolution des conflits familiaux, expliquent-elles, que ce soit le droit collaboratif, la conciliation judiciaire par un juge, l’accent mis sur le rôle de l’avocat en tant que négociateur et l’importance de poser des actes de médiation qu’on soit expert en matière de garde d’enfants ou intervenant en protection de la jeunesse. L’évolution et la reconnaissance des droits de l’enfant ont conduit les intervenants sociojudiciaires à inviter de plus en plus souvent l’enfant à s’exprimer lors d’un conflit le concernant. En lui offrant un avocat pour le représenter au même titre que ses parents, avec les mêmes règles, les mêmes procédures, on a fait la sacralisation de la parole de l’enfant.»
«Ne recoure-t-on pas trop souvent à l’enfant pour influencer la décision?, ajoutent-elles. Sous le prétexte de savoir la vérité, combien de fois doit-on interroger un enfant ? Existe-t-il des solutions pour éviter ces dérapages ? Comment intervenir pour soutenir et favoriser l’exercice des compétences parentales sans compromettre les responsabilités parentales ? Comment les professionnels soucieux de «bientraitance» et respectueux des compétences des familles peuvent-ils remplir leur mission et donner une réelle cohérence à des interventions plurielles pour des familles plurielles, chacune étant unique ?»
C’est dans cet esprit de travail et de réflexion que se tiendra ce premier colloque canadien en français. Il portera sur ces nouvelles pratiques en droit de la famille et les modes de justice participative auquel des juristes et des intervenants psychosociaux tant du Canada que de l’Europe y présenteront leurs expériences et réfléchiront ensemble aux solutions gagnantes à promouvoir dans l’intérêt des familles séparées et recomposées.
Frais d’inscription
Les frais d’inscription pour le colloque sont de 185 $. Le tarif étudiant est de 60 $ (nombre de places limité - premier arrivé, premier servi). Ces frais comprennent les petits déjeuners et les dîners des 7 et 8 novembre. Pour le banquet du 30e anniversaire de l’École de doit, les frais sont de 75 $ du billet.
Renseignements : Louise Aucoin, à la Faculté de droit, au numéro 863-2130.
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