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Le Comité pour l’égalité en santé en français retient les services des juristes Michel Bastarache et Michel Doucet
Mise à jour le lundi 25 août 2008
Par: Le Comité pour l’égalité en santé en français
Le Comité Égalité santé en français au Nouveau-Brunswick retient les services de Michel Bastarache de l'Étude Heenan Blaikie et de Michel Doucet afin d’obtenir un avis juridique sur les effets de la réforme de santé au Nouveau-Brunswick entrée en vigueur le 11 mars 2008. L’Étude Heenan Blaikie qui a beaucoup d'expérience en matière linguistique a, en autres, mené le dossier de l'Hôpital Montfort. Par ailleurs, l’implication de Michel Doucet dans les dossiers linguistiques est également bien connue. Mark Power, du bureau Heenan Blaikie s'associera également aux deux avocats pour cette affaire. Le Comité pour l’égalité en santé en français qui est maintenant incorporé se dit toujours très inquiet des effets néfastes qu’entraînera la réforme de la santé sur les soins aux patients francophones. Le Comité exhorte le gouvernement d’assurer l’égalité dans les soins de santé pour tous les patients de la province, peu importe leur provenance. Le président du Comité, Dr Hubert Dupuis, est très préoccupé par le décalage important qui existe entre les soins de santé offerts aux patients par les deux régies créées par la réforme : « Si vous êtes un patient de la Régie A résidant dans la Péninsule acadienne, dans le Restigouche, dans le Madawaska ou encore dans le Sud-Est, il est important de savoir que la Régie A offre moins de services médicaux que la Régie B. Les deux régies sont inégales. Le gouvernement Graham crée deux classes de patients. Le gouvernement Graham ne respecte pas les patients francophones de la province. » Le Comité est d'avis que le Ministre de la santé a établi la nouvelle structure sans considérer les exigences de la Loi 88. Suivant les dispositions de cette Loi, le gouvernement devrait prévoir atteindre la parité dans les services en favorisant le maintien et la création d'institutions autonomes pour desservir la population acadienne. Non seulement la Régie A n'est-elle pas une régie francaise, elle n'a pas un statut égal à la Régie B. Le ministre Murphy a même affirmé le 13 août dernier dans le Times&Transcript, en réponse aux préoccupations du Dr Dupuis, qu’il n’y aurait pas de duplication de services des soins tertiaires alors que cette réalité existe déjà du côté de la Régie B, puisque plusieurs services inexistants dans la Régie A sont offerts en double voire en triple dans la Régie B. Et que dire des hôpitaux en milieu rural qui feront dorénavant cavaliers seuls, comme ce sera le cas pour l’Hôpital Stella-Maris de Sainte-Anne-de-Kent. Le Comité estime qu’il sera très difficile pour l’Hôpital Stella-Maris, qui est actuellement dans la Régie régionale de la santé Beauséjour, de recruter des médecins pour un hôpital rural qui reçoit plus de 40 000 patients par année à son urgence. Le fait, pour l’Hôpital Stella Maris, d’être partenaire avec l’Hôpital Georges-Dumont l’aidait dans son recrutement de médecins et ce ne sera plus le cas. Une autre préoccupation majeure du Comité pour l’égalité en santé est l’avenir du statut universitaire de l’Hôpital Georges-Dumont. Dr Dupuis affirme qu’il est évident que la réforme proposée par le gouvernement Graham met en péril le projet de faire de notre plus grand hôpital francophone, qui est une véritable institution acadienne, un Centre hospitalier universitaire comme il en existe dans d’autres provinces. « Depuis l’ouverture du Centre de formation médicale du Nouveau-Brunswick il y a un an et demi, la Régie Beauséjour et les trois autres régies régionales du nord de la province planifiaient ensemble la transition de l’Hôpital régional Dr-Georges-L.-Dumont en Centre hospitalier universitaire et ce centre hospitalier serait lié directement à l’Université de Moncton. Le gouvernement Graham bloque un important projet de collaboration déjà amorcé entre les régies régionales de la santé des régions francophones. Le gouvernement Graham entrave l’épanouissement d’une grande institution acadienne » soutient le président du Comité pour l’égalité en santé. Une autre inquiétude majeure que le Comité veut soulever est le nombre d’effets négatifs qu’aura la gestion à distance sur la gestion des soins aux patients répartis dans le Nord-Ouest, le Nord-Est et le Sud-Est. La centralisation administrative va compliquer la vie aux professionnels de la santé et, cela, sur une base quotidienne. Dr Dupuis explique que dans un hôpital, les professionnels de la santé sont confrontés à tous les jours à des situations qui demandent des réactions rapides : « Comment le gestionnaire qui sera à distance pourra-t-il réagir efficacement alors qu’il sera loin des équipes médicales qui ont souvent besoin de décisions rapides pour intervenir adéquatement, se demande-t-il. » Enfin, le Comité pour l’égalité en santé en français invite quiconque qui partage ses préoccupations à joindre le Comité pour l’égalité en santé en français au Nouveau-Brunswick ou à communiquer avec lui à l’adresse courriel info@egalitesante.com
Personnes ressources : Dr Hubert Dupuis — 878-1508 HubertD@rrsb.nb.ca
Site web : www.egalitesante.com
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