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Le Front Commun pour la Justice Sociale annonce aujourd’hui son 2e sommet sur la pauvreté qui aura lieu les 17 et 18 octobre 2008 à Moncton.
Mise à jour le lundi 23 juin 2008
Par: Congrès du travail du Canada
Moncton, le 23 juin 2008,
Le thème cette année est La justice avant la charité . Vous vous souviendrez peut-être qu'en 2006 le thème du 1er sommet était Visages de la pauvreté . Nous avions alors souligné divers aspects de la pauvreté au Nouveau-Brunswick. Cette année, nous voulons lancer un débat provincial autour de ce qui se fait pour réduire, sinon éliminer la pauvreté. Nous voulons trouver les actions appropriées à entreprendre pour y arriver.
Le Front Commun pour la Justice Sociale pense que les organismes communautaires, individus, organismes non-gouvernementaux, le gouvernment, tous celles et ceux qui travaillent à réduire ou à éliminer la pauvreté doivent s’interroger si les actions entreprises jusqu’ici aident réellement à s’attaquer aux racines du problème de la pauvreté.
Nous le savons tous, la situation des personnes qui vivent dans la pauvreté ne s’améliore pas. Ceci est sûrement vrai pour les citoyennes et les citoyens recevant un salaire qui les maintient au-dessous du seuil de pauvreté, pour les gens à revenu fixe faible et pour les assistés sociaux. Ces milliers d’individus et leurs familles font face à des hausses du coût de l’énergie, des aliments, du logement, etc. Nous ne voyons pas de vrais changements positifs à l'horizon qui amélioreraient leur situation. Contrairement à d'autres gouvernements provinciaux, le gouvernement du N.-B. n’a pas présentement de stratégie pour réduire ou éliminer la pauvreté. Il remet sur les épaules des organismes communautaires telles que les banques alimentaires et les groupes à but non-lucratif le soin d’aider les gens pauvres.
Nous, le Front Commun pour la Justice Sociale, croyons que pour ce qui est de problème de la pauvreté, il est temps d’engager un débat public autour du principe Justice avant la charité Nous pensons que la notion de justice fait appel au sens de l’équité, de l’inclusion sociale de même que du sentiment d’être une partie intégrale de la société. Par contre, présentement, la notion de charité semble se rattacher plutôt à des actions qui ont tendance à rendre les citoyens dépendants des organismes disposés à les aider. Nous voudrions qu’un débat soit engagé sur ce sujet dans un grand nombre de lieux publics et avec autant d’individus et d’organismes que possible.
En 2008, nous croyons que le temps est mûr pour qu’une discussion générale se fasse au sujet des diverses actions, programmes et services mis en place au cours des dix dernières années pour réduire la pauvreté. Il faut s’interroger pour savoit s’ils ont aidé ou nuit à la lutte contre la pauvreté. C’est pourquoi une telle discussion est vitale. Les activistes et les organismes communautaires doivent l’entreprendre s’ils veulent aller de l’avant et atteindre leur but commun, soit celui d’éliminer la pauvreté. Nous admettons qu’un tel débat ne sera pas facile, mais nous croyons fermement qu’il doit être fait pour créer une société où toutes les personnes aient une chance égale d’y participer ainsi que de récolter les bénéfices, soit un standard de vie plus élevé.
Nous avons structuré un programme qui, à notre avis, aidera à toutes et à tous à faire cette importante réflexion.
Le vendredi 17 octobre, nous sommes heureux que Judy Rebick ait accepté de développer le thème du sommet La justice avant la charité. Judy Rebick est présentement titulaire de la Chaire Sam Gindin des TCA en justice sociale et démocratie de l’Université Ryerson à Toronto. Elle est écrivaine, féministe, activiste sociale et fondatrice de Rabble, un site de discussion et de nouvelles en ligne. Elle a joué un rôle important dans l’organisation du Forum social de Toronto et fut, pendant plusieurs années, la présidente du Comité national d’action du Statut de la femme.
À la suite de son discours, nous aurons la marche traditionnelle du 17 octobre, puisque ce jour est spécial. En effet, c’est la Journée internationale de l’élimination de la pauvreté. Pour commémorer ce jour, le Front Commun a érigé un monument au Parc Riverain. C’est pourquoi nous commencerons la marche à ce monument.
Durant la soirée, nous aurons une table ronde qui adressera trois questions de l’heure : la crise en alimentation, la crise en logement et la crise en énergie.
Auréa Cormier, professeure émérite de l’Université de Moncton parlera de la crise alimentaire.
Kurt Peacock, expert en résidence au Harold Crabtree Foundation à l’Université du N.-B. à St-Jean traitera de la crise énergétique.
Un conférencier (à déterminer) parlera de la crise en logement.
Le samedi matin, 18 octobre, la ministre Mary Schryer s’adressera aux participantes et participants pour leur dire ce que le gouvernement provincial fait pour mettre la justice avant la charité.
Plus tard dans la matinée, un animateur du Carrefour de participation, ressourcement et formation (CPRF) de Montréal animera la session interactive intitulée: Le bien commun versus l’intérêt privé.
Nous invitons tous les gens du Nouveau-Brunswick à venir à ce sommet. Nous espérons y accueillir une variété de participantes et participants : des activistes sociaux, des groupes communautaires, des syndiqués, des personnes engagées pour la justice, des travailleurs sociaux, des membres d’organisations d’églises, des étudiantes et étudiants et le public en général. Comme ce fut le cas au 1er sommet sur la pauvreté, nous espérons qu’environ 50 % des participantes et participants seront des gens qui vivent au-dessous le seuil de la pauvreté.
Pour information:
Auréa Cormier, membre du Conseil provincial : 204-1134
Jean-Claude Basque, coordonateur provincial : 851-7086; 862-9182
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