|
Une agence fédérale met en danger l’industrie forestière
Mise à jour le lundi 16 juin 2008
Par: Jean-Claude D'Amours
OTTAWA, le 16 juin 2008
– Le député de Madawaska-Restigouche, Jean-Claude D’Amours, déplore les actions de l’Agence canadienne de l’inspection des aliments. En effet, cette agence se prépare à supporter le gouvernement américain dans une décision qui pourrait nuire à l’industrie forestière.
Présentement, le Canada jouit d’une entente bilatéral avec les États-Unis qui permet la circulation non restreinte des emballages en bois (communément appelé pallet) entre les deux pays. Cependant l’Agence canadienne de l’inspection des aliments et sa contrepartie américaine ont tout les deux proposés d’éliminer cette entente bilatérale pour les produits de bois canadien.
Cette nouvelle norme exigerait des dépenses additionnelles et inacceptables pour l’industrie canadienne de l’emballage de bois. Le Groupe Savoie de Saint-Quentin est un exemple concret d’entreprise qui serait directement affecté par cette nouvelle norme, ce qui mettrait en danger des emplois si important pour la région.
« Les seuls groupes qui pourraient bénéficier de cette nouvelle entente sont les producteurs américains et les producteurs d’emballages en plastique. C’est donc nos travailleurs et notre industrie forestière qui en souffrira »
« Dans certains cas, l’augmentation des couts pour l’industrie canadienne pourrait être de l’ordre de 29% », explique le député. « C’est une augmentation immense qui aura sans aucun doute un impacte négatif sur l’industrie forestière de notre région, explique le député D’Amours. L’environnement écologique forme une seule entité et la frontière canado-américaine est formée de 6000 km de nature ».
« Si nous suivons la logique du gouvernement conservateur, les producteurs canadiens d’arbres et de couronnes de Noël seraient forcé d’arrêter leur vente aux États-Unis. », ajoute-t-il.
Le député D’Amours espère que cette fois, le gouvernement canadien n’appuiera pas le gouvernement américain et va agir de façon à protéger ses propres travailleurs.
-30-
|