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Une clinique de collecte de sang permanente à Moncton?
Mise à jour le vendredi 28 novembre 2008
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Lesbureaux de la SCS à Saint-Jean au Nouveau-Brunswick.
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MONCTON-Moncton pourrait avoir sa clinique de sang permanente. C’est ce qu’affirme une porte-parole de la Société canadienne du sang (SCS) soutenant que l’organisme y songe sérieusement.
« Nous sommes en train de faire nos recherches pour voir les possibilités d’établir une clinique permanente à Moncton puisque 25 % des dons annuels au Nouveau-Brunswick proviennent de Moncton », soutient l’agente des communications de la SCS, Amanda Cullen.
Actuellement, la SCS utilise surtout des cliniques mobiles pour ses collectes de sang en province. Cette méthode demande beaucoup de ressources autant humaines que matérielles. En ayant un endroit de collecte permanent à Moncton, la Société canadienne du sang croit que la gestion n’en serait que plus simple. La logistique n’est toutefois pas la seule raison qui pourrait pousser l’organisme à ouvrir une clinique à Moncton.
« Une autre raison pourquoi on veut faire ça, c’est qu’il y a beaucoup de personnes à Moncton qui sont bilingues et c’est un problème pour nous de trouver des bénévoles ou des infirmiers qui sont bilingues », souligne Mme Cullen ajoutant que des discussions ont lieu avec la Société nationale de l’Acadie afin de s’assurer d’offrir un service bilingue.
Par contre, pour l’organisme il serait déjà difficile de trouver des bénévoles et du personnel infirmier qui soit francophone ou anglophone. Ça serait encore plus difficile de trouver des personnes bilingues.
Le président de la SANB, Jean-Marie Nadeau, se réjouit de la possibilité de l’établissement d’une clinique de donneur de sang permanente à Moncton. C’est du moins ce qu’il affirme après avoir assisté à la réunion, hier soir, du Conseil national de la SCS à Moncton.
« La création de cette clinique permanente permettra au conseil de l’établir en fonction des normes linguistiques en vigueur au Nouveau-Brunswick, et ainsi mieux garantir ses services en français partout au Nouveau-Brunswick », dit-il.
M. Nadeau va même jusqu’ à vouloir soutenir la SCS dans sa recherche de bénévoles francophones lorsque le besoin s’en fait sentir. Pour lui il reste primordial de pouvoir faire don de son sang dans la langue de son choix.
« On considère que les Acadiens ont du bon sens, donc ce que du bon ‘sang’ que de nous permettre de donner notre sang en français », souligne le président de la SNA.
Puisqu’il existe plus d’un million de francophones hors Québec d’après la SNA, il serait aussi normal d’avoir une voix francophone sur le Conseil national de la SCS. Rappelons que les banques de sang sont gérées par une organisation indépendante de la SCS au Québec. La SANB demandera donc à la Fédération des communautés francophones et acadiennes du Canada de s’occuper du dossier. La Société canadienne du sang dit être consciente du problème.
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