Déo Cuma, directeur général de la Maison de Nazareth.
MONCTON-En 2007, 725 personnes auraient séjourné dans un refuge au Grand Moncton à défaut d’avoir un toit où passer la nuit. C’est du moins ce que révèle le premier rapport sur l’itinérance dans le Grand Moncton dévoilé hier matin lors d’un déjeuner au Marché de Moncton.
Le rapport produit par le Comité directeur des sans-abri du Grand Moncton a pour but premier d’offrir un outil de mesure du progrès ou du recul en ce qui concerne l’itinérance dans la région. Sans offrir de solution, le rapport propose des données servant à sensibiliser la population au problème de la pauvreté.
On y apprend, entre autres, qu’au Grand Moncton, plus de 4 300 personnes vivent de l’aide sociale, mais que le Grand Moncton offre moins de 1000 logements à prix abordables. Alors, selon le Comité directeur il vient parfois difficile pour des familles de faire le choix entre un loyer ou une épicerie.
Également, ce rapport affirme qu’en 2006, environ 14 % des citoyens de la région du Grand Moncton ayant plus de 15 ans vivaient d’un faible revenu, ce que dénonce le directeur général de la Maison Nazareth, Déo Cuma.
« L’économie florissante c’est bon. Est-ce que ça donne des emplois bien rémunérés. Il faudrait voir en terme qualitatif et quantitatif. Les nouvelles entreprises et les nouveaux employeurs quel est e salaire qu’il offre à leurs employés. Est-ce qu’ils les mettent à l’abri de ce phénomène de vivre de chèque à chèque. Donc quand vous avez votre paye, s’il arrive un incident au cours du mois, vous n’avez aucune économie. Bien entendu, vous allez me dire que vous avez un emploi, mais si ça ne vous permet pas de mettre quelque chose à côté pour prévenir les jours difficiles… », souligne M. Cuma.
La Maison Nazareth offre un abri d’urgence aux personnes qui en ont besoin. Le nombre de séjours dans ce genre d’établissement au Grand Moncton s’élève à plus de 4 700 en 2007.
Il est possible d’obtenir plus d’information concernant l’itinérance au Grand Moncton en consultant le www.monctonhomelessness.org. Par ailleurs, voici une entrevue réalisée conjointement par CapAcadie et l’Acadie Nouvelle.