Le questionnaire du Front commun pour la justice sociale du Nouveau-Brunswick (FCJSNB) envoyé le 25 septembre aux candidats des 10 circonscriptions fédérales de la province a été ignoré par les conservateurs.
C’est du moins ce que révèlent les résultats du sondage qui demandait aux candidats, toutes formations politiques confondues, s’ils appuyaient une stratégie nationale afin de combattre la pauvreté au Canada.
Sur les 40 candidats néo-brunswickois, 57 % ont répondu au questionnaire du Front commun en affirmant qu’ils appuient une stratégie nationale pour la lutte à la pauvreté alors que l’autre 43 % n’a simplement pas rempli le sondage.
Les 10 candidats néo-démocrates ont répondu au questionnaire, les libéraux ont été sept à le faire, les verts ont renvoyé quatre formulaires et les conservateurs n’ont qu’été deux à cocher « oui » dans le questionnaire.
Même si ce ne sont pas tous les candidats qui ont pris le temps de répondre au questionnaire du FCJSNB, le porte-parole de l’organisme, Mathieu Couturier, croit que l’objectif a été atteint.
Cependant, M. Couturier avoue que l’organisme a eu de la difficulté à se faire prendre au sérieux dans sa démarche alors que certains allaient même jusqu’à mettre en doute la démarche.
Toujours d’après le porte-parole du Front commun, la pauvreté ne prend pas assez une grande place cette campagne électorale fédérale.
D’après le Front, qui cite des données de Statisque Canada, en 2006, au Nouveau-Brunswick, 19,4%, ou presque une personne sur cinq, qui vivait seule, était pauvre. Dans la région de Moncton, il y en avait 22,3% alors qu’il y en avait 22,7% dans la région de Bathurst.