DIEPPE – La Société Nationale de l'Acadie (SNA) déplore que le gouvernement du Canada ait choisi de l'écarter de la délégation canadienne au Sommet de la Francophonie de Québec.
À moins de quarante-huit heures de l'ouverture officielle du Sommet tout indique, en effet, que le gouvernement fédéral n'accueillera pas la SNA au sein de sa délégation et ce malgré de nombreuses requêtes.
Saisi de la situation, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a, fort heureusement, offert d'appuyer la SNA en facilitant entre autres l'accréditation de la présidente et de la directrice générale au Sommet. Toutefois, ces dispositions, bien qu'appréciées n'offrent qu'une participation limitée à cet événement d'envergure.
Selon la présidente de la SNA, Mme Françoise Enguehard, le gouvernement canadien fait fausse route dans son approche envers l'Acadie et la Francophonie canadienne.
« Il est quand même regrettable que la SNA ait été élue chef de la mission 'langue française' du comité de suivi de la 6e conférence des Organisations internationales non-gouvernementales de la Francophonie et qu'elle n'ait pas sa place au sein de la délégation canadienne au Sommet, alors que nous étions au dernier Sommet à Bucarest en 2006 », affirme la présidente de la SNA.
Réunis à Québec en marge du Sommet de la Francophonie aux journées d'échanges « Le français, porteur de diversité culturelle, à partir de la société civile », dix-huit ONG francophones canadiennes ont fait une déclaration commune comportant une liste exhaustive de recommandations. Au nombre de celles-ci, les dix-huit ONG exigent la présence du peuple acadien et des autres communautés francophones canadiennes aux Sommets de la Francophonie.