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Chroniques
Les fruits de la torture
le mardi 14 février, 2012
Tant les sondages informels que les plus sérieux indiquent que les Canadiens ont été surpris d’apprendre que leur gouvernement a autorisé le Service canadien de renseignement et de sécurité d'utilisder des informations obtenues par la torture.
C’est surprenant à plusieurs égards que le gouvernement canadien a émis une directive, le 10 décembre 2010, permettant au service canadien de renseignement d’utiliser de l’information obtenue par la torture. C’est surprenant, mais c’est aussi humiliant : tout en étant un pays signataire de la Convention des Nations Unies contre la torture, le gouvernement canadien autorise l’utilisation des fruits de la torture. Ce n’est pas étonnant, avec une telle décision que le Canada, comme les États-Unis d’ailleurs, n’a pas signé le protocole facultatif de la Convention des Nations Unies contre la torture.
Alors que la Convention contre la torture énonce des principes selon lesquels les états signataires s’engagent à prendre des mesures concrètes pour prévenir des actes de torture et de cruauté, le protocole facultatif engage les pays à des mesures plus précises qui comprennent, entre autres, des mesures concrètes pour prévenir la pratique de la torture sur terre.
Il est clair que l’utilisation d’informations obtenues par la torture est une forme d’encouragement à cette pratique : on l’accepte dans des cas de force majeure pour la protection des citoyens…
Comme l’affaire Mahar nous l’a appris, il n’y a pas que les terroristes qui sont victimes de torture, des citoyens irréprochables de plusieurs pays y sont assujettis pour des motifs souvent condamnables.
Comme le disait le président de la commission d’enquête sur l’affaire Mahar, le problème avec ce genre de directives c’est que les cas de force majeure, au fil des ans, deviennent routiniers et fréquents.
On peut se consoler à l’idée que la majorité des citoyens canadiens ont compris qu’on ne peut pas être contre la torture à certaines occasions, et la tolérer dans d’autres circonstances.
Qu’en pensez-vous?
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Cela ne me surprend pas! Le gouvernement canadien veut suivre ce qu'Obama fait; la torture.
M Wade :
Ont pensaient que la démocratie allait vaincre sous Obama!
Le 22 janvier 2009, le président Obama a pris deux décisions majeures. Un premier décret ordonnait la fermeture, dans un délai d'un an, du centre de détention de Guantánamo. Un second imposait à la CIA de respecter les mêmes règles d'interrogatoire que celles de l'armée américaine. En clair de ne plus recourir à la torture. Étaient également rendus illégaux les centres de détention secrets à l'étranger où l'agence de renseignements soumettait les suspects de terrorisme à des interrogatoires « renforcés ». En publiant ces décrets seulement deux jours après son investiture à la Maison Blanche, Barack Obama a choisi le terrain des droits de l'Homme pour signifier sans ambiguïté la fin de l'ère Bush caractérisée par son mépris du droit et le recours massif à la torture.
Mais plus ça change plus c'est pareil!
Il semble que Obama a changer d'approche via les ennemis du pays ..Ont ne les tortures plus ont les tus ! Maudite politique!
J'avoue que la torture c'est pas joli du tout et même si je prend souvent plaisir à jouer le rôle de l'avocat du diable concernant les sujets qui touchent aux Conservateurs je n'approuve certainement pas l'utilisation de la torture.
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Ceci dit, la guerre c'est jamais joli. Certains de nos jeunes Canadiens qui sont revenu d'Afghanistan ne sont-ils pas torturés eux aussi jour et nuit par les souvenirs des choses qu'ils ont vu et entendu à la guerre? Les bras et les jambes qu'ils ont laissé là-bas ne sont-ils pas le fruit d'une certaine torture de la part de notre gouvernement?
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Est-ce que la torture n'est qualifiée d'inacceptable que lorsqu'elle est pratiquée par nos soldats envers les autres? Envoyer des jeunes soldats se faire massacrer en Afghanistan comme la fait le dernier gouvernement Libéral n'est-il pas une forme de torture indirecte en elle-même?
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Notre pays n'était sous aucun danger immédiat ou futur lorsque le gouvernement à décider de s'allier aux États-Unis pour envahir l'Afghanistan avec toutes les horreurs qui s'en suivirent par après.
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Lorsqu'on part en guerre, on sait très bien qu'on va faire mourir et souffrir des gens. Pourtant on y va quand même. Même si c'est seulement pour bâtir des écoles comme on nous disait au sujet de l'Afghanistan...