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Page blanche : syndrome ou opportunité ?
Mise à jour le jeudi 05 juin 2008
Me voila devant mon ordinateur et je ne sais pas quoi écrire. C’est le fameux syndrome de la page blanche. Devrait-on en avoir peur ? Ne serait-ce pas plutôt une chance unique de rêvasser et de rebâtir le monde ?
Par exemple, imaginons que la page blanche doive devenir l’ébauche d’un nouveau plan de taxation. Tous les choix sont possibles. On peut décider de faciliter la vie aux gens moins nantis ou encore on peut aider les riches à devenir plus riches encore. Regardez les propositions de notre gouvernement provincial à cet égard. Le futur slogan électoral des libéraux : « Chances égales pour tous les riches » ?
Essayons autre chose : la page blanche doit devenir une carte touristique vantant les attractions de chaque région : le Village Historique Aadien de Caraquet, King’s Landing du côté de Frédéricton, le fortin du P’tit Sault du côté d’Edmundston, les mines d’uranium du côté de Moncton. Il y en a pour tous les goûts.
Et si la page blanche devait devenir un nouveau slogan pour encourager les Néo-brunswickois à faire encore plus d’exercices ? Voyons, que pourrait-on y écrire : « Ne vous contentez plus d’être actifs, soyez radioactifs. »
Quoi d’autre ? On pourrait faire un relevé topographique de tous les nids de poules de la province. Je ne serais pas surpris de voir de grandes zones sans nids de poules autour des grands centres urbains. Un kilomètre d’asphalte achète plus de votes dans une grande ville que dans une région rurale, ça se comprend. C’est une question de rapport qualité/prix.
Tiens, une autre idée : la page blanche pourrait devenir un rapport qui supporterait des changements majeurs en éducation. Choisissons d’abord ce qu’on veut changer puis on trouvera bien des arguments qui iront dans ce sens. Ensuite, on inventera des données pour appuyer les arguments. Je parie qu’il n’y a personne qui a pensé à cela avant. Mais ici, on le peut.
Tant qu’à rêver, pourquoi ne pas transformer notre feuille blanche en un nouveau système électoral où ce serait vraiment la population qui choisirait ses députés ? Tout de suite, on a un système qui nous permet d’élire un des candidats choisis par leur parti respectif. On ne peut pas dire qu'on a vraiment le choix. On pourrait penser à un système de primaires comme aux États-Unis sauf qu'on aurait faire le choix des candidats pour chaque parti et ce dans une seule journée. Pas besoin de se taper quatre mois de primaires. Par la suite, on pourrait avoir nos élections comme deux mois après les primaires. Je n’en dis pas plus, je vais retravailler cette idée et vous revenir avec une chronique sur un nouveau système électoral pour notre province.
Bon finalement, cette bonne vieille page blanche m’aura été utile. Je connais maintenant le sujet d’une de mes prochaines chroniques. Donc, pas de syndrome de la page blanche pour au moins la prochaine fois.
Bonne semaine de pages blanches et profitez-en au maximum.
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