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Une gastro politique
Mise à jour le lundi 12 mai 2008
Chers lecteurs et lectrices, je n’étais pas au rendez-vous jeudi passé. Donc, si je me base sur Claude Léveillé, nous reverrons-nous dans un autre univers ou est-ce que vous n’existez pas ? Trèves de pitrerie. C’est une gastro qui m’a tenu loin de mon clavier. Je ne suis pas sûr si c’est quelque chose que j’ai mangé ou si c’est la politique qui m’a mis l’estomac en boule. Toujours est-il que ça ne passait pas bien. J’ai eu une vision de ce que c’est d’être de la royauté avec toutes ces visites sur le trône.
Je n’ai pas à vous décrire dans le détail les étapes d’une gastro. Disons qu’on se sent parfois riche grâce à de grands mouvements de liquidités. Parfois, on se sent très bureaucratique en raison du grand volume de papier impliqué dans le processus. Mais c’est parfois frustrant, malgré les efforts soutenus, il ne sort rien du tout, ou pire, il ne sort que du vent chaud, malodorant. Et vous êtes là, souhaitant vivement que tôt ou tard tout redeviendra normal que finalement c’est de la bonne vieille merde qui sera de retour.
Futés lecteurs et lectrices, vous vous dîtes sans doute que je faisais là un parallèle entre la gastro et la politique. Ah là là là là là là Bobinette, que vous êtes perspicaces. On n’en fait plus comme vous, et c’est dommage.
Revenons au deuxième réacteur nucléaire et aux mines d’uranium. Essayons de comprendre le pourquoi de la position de notre gouvernement. Essayons de mettre de côté que le petit papa de notre premier ministre siège sur le Commission d’énergie atomique du Canada, la même commission qui aimerait bien que notre province soit le cobaye de leur nouveau réacteur nucléaire.
Peut-être que pour devenir autosuffisant il faudra se défaire de la dette de la province et de celle d’Énergie Nouveau-Brunswick ? On parle ici de plusieurs milliards de dollars. Serait-il possible que pour radier ces dettes, notre gouvernement se propose de laisser irradier certaines sections de la province ? Est-ce que le lien est si bassement servile ? Il faut se le demander.
Autre question : comment se fait-il qu’Énergie Nouveau-Brunswick soit dans les dettes ? Contrairement aux PME, Énergie Nouveau-Brunswick détient un quasi monopole de l’électricité dans la province. Balancer les livres devrait être relativement facile : on sait ce qu’il en coûte pour opérer, on sait combien de kilowatts on vend. Pour que ça balance, il faut facturer le vrai côut du kilowatt-heure. Vendre au dessous du prix coûtant est une aberration.
Certains faux socialistes vont clamer qu’il ne faut pas augmenter les tarifs car cela va faire mal aux pauvres. La vérité, c’est qu’ils veulent profiter des bas tarifs pour eux-mêmes. La vraie façon d’aider les pauvres est de créer des programmes qui vont aider les pauvres et uniquement que les pauvres, par exemple par des crédits d’impôt basé sur le revenu. Moins de revenus vous avez, plus de crédits d’impôt on vous donne.
Est-ce que le mot pauvre vous offusque ? Préférez-vous les termes moins nantis, ou encore financially challenged. Ça, c’est du politiquement correct mal placé. Cessons de cacher la pauvreté sous le tapis du jargon. Rendons-nous compte de la réalité et agissons.
Une autre réalité qu’il faut modifier : arrêtons de nous laisser acheter avec notre propre argent, ou pire avec l’argent des générations futures. Toutes les fois qu’un parti politique nous promet de geler les tarifs d’énergie, c’est un cadeau empoisonné qu’il nous fait. Tôt ou tard, il faudra payer la note, soit par une hausse magistrale des tarifs, soit par le biais de nos impôts.
Que ce soit la gastro ou la politique, si nous voulons que la diarrhée cesse, il nous faudra avaler notre pilule plus tôt que tard. Sur ce, je vous quitte, j’ai rendez-vous avec le trône.
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