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Je déclare Me Michel Doucet président de l’Acadie
Mise à jour le lundi 14 avril 2008
Lorsque nos droits en tant que minorité francophone dans cette province sont menacés, avez-vous l’impression, comme moi, qu’un sauveur existe ? Si par malheur nos élus prennent des décisions qui remettent en question nos acquis sur le plan linguistique dans cette province officiellement bilingue qu’est le Nouveau-Brunswick, il est là et il s’en occupe !
Le juriste et professeur de droit à l’Université de Moncton, Me Michel Doucet, est toujours là lorsqu’une question importante doit être réglée en Acadie. Il a tellement fait avancer nos droits que nous devrions immédiatement lui conférer le titre de président de l’Acadie !
Si nos droits sont menacés, il se lève. Il n’accepte aucun recul sur le plan linguistique. Il fouille dans les textes de lois, il étudie chaque mot, chaque espace et chaque virgule, et il nous dit ce qui en est vraiment ! Il a même déjà tenté de démontrer que la dualité en santé coûterait moins cher aux contribuables néobrunswickois ! Et bien sûr, il a été à la base de la très nécessaire réforme de la Loi sur les langues officielles du Nouveau-Brunswick faite il y a quelques années.
Me Michel Doucet a participé à presque toutes les luttes pour le maintien et l’avancement des droits linguistiques des Acadiens et Acadiennes au cours des dernières années. La plus récente, qui s’est terminée vendredi dernier, où la Cour Suprême du Canada a obligé la GRC de desservir les Néobrunswickois dans les deux langues officielles, est un énorme pas de l’avant pour nous. Cette décision envoie un message très clair à toutes les institutions gouvernementales. Il s’agit réellement d’une décision historique qui démontre que les droits linguistiques sont dans la loi et qu’ils doivent être respectés !
Par ailleurs, le juriste est celui qui, récemment, nous a fait vite comprendre que la fameuse réforme du ministre de la santé Murphy n’avait pas de quoi nous réjouir, comme on aurait pu le croire au départ. Dans une lettre qu’il a publiée dans L’Acadie Nouvelle samedi, Michel Doucet affirme haut et fort que la décision du ministre d’abolir les régies régionales de la santé est un dangereux et très inquiétant précédent. Non seulement elle abolirait la seule régie francophone en santé qui existe à l’extérieur du Québec mais, selon Me Doucet, elle va à l’encontre de la Charte canadienne des droits et libertés. Si cette loi est acceptée, Doucet affirme que dans l’avenir, elle pourrait servir pour abolir d’autres institutions qui sont importantes pour la communauté acadienne de la province. Le dossier est chaud et je suis convaincue que Michel Doucet le suivra de très près.
Il y a 10 ans, il s’opposait farouchement au remplacement des conseils scolaires dans la province par des comités consultatifs de parents. Cette décision a eu pour effet de faire perdre aux parents des pouvoirs dans la gestion des écoles. On l’a aussi entendu se prononcer contre la création d’un réseau provincial de lutte contre le cancer qui représentait un recul pour la communauté francophone du N.-B.
Même les Sentinelles Petitcodiac qui luttent pour faire restaurer cette rivière qui est la plus menacée au Canada ont recours à ses services, une autre cause très importante pour nous !
Des causes, il y en a eu d’autres toutes aussi importantes, et il y en aura sûrement d’autres encore. Quelle chance nous avons de l’avoir ! Je propose à L’Acadie Nouvelle de le nommer Personnalité de l’année en 2008 !
Références
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