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Bienvenue à Silicon Brunswick
Mise à jour le mardi 04 mars 2008
Elle est où l’école la plus techno, branchée et multiplateforme au pays ? Toronto ? Vancouver ? Montréal ?
Non, elle est à Clair, un petit village de 863 âmes dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. Disons que, avant cette semaine, c’était un secret bien gardé.
Dans le cadre d’un reportage sur l’utilisation des nouvelles technologies dans les écoles, Silvia Galipeau nous prépare trois excellents articles sur le Centre d’apprentissage du Haut Madawaska (C@HM). Les textes ont été rédigés dans le cadre du reportage « Le cartable ou le portable à l’école », un questionnement sur les bienfaits ou les méfaits des nouvelles technologies dans les salles de classe.
Le questionnement est à propos car, selon madame Galipeau, « la Belle Province se classe au dernier rang au Canada pour l’utilisation d’un ordinateur en classe ». Je n’ai pas été surpris par cette affirmation, mais il faut dire que ce fut une belle surprise d’apprendre que c’est au Nouveau-Brunswick, en Acadie, que se trouve l’école la plus branchée au pays.
Il y a longtemps que les pédagogues se posent des questions sur l’utilisation des nouvelles technologies dans le milieu d’apprentissage. Il y a très peu de réponses à ces questions et les réticences sont encore à l’ordre du jour. Il y a un sérieux fossé intergénérationnel qui fait en sorte que, en général, on hésite d’introduire ses nouvelles technologies dans les écoles.
On apprend dans les articles de madame Galipeau que, « des chercheurs de l’Université de Moncton […] ont analysé l’impact de l’accès direct à un ordinateur portable sur l’apprentissage des élèves. Conclusion? Quoique difficilement quantifiable, ordinateur et motivation semblent aller directement de pair. À noter: les garçons, notamment les plus difficiles en classe (troubles de comportement), se montrent particulièrement enthousiastes ».
J’ai eu de nombreuses discussions avec des amis, et d’autres parents, qui résistaient à l’utilisation des nouvelles technologies pour des fins pédagogiques, et j’ai toujours dit que celles-ci n’étaient que des outils, comme des dictionnaires et des calculatrices, qui facilitent l’apprentissage.
Évidemment, il faut que les enseignants et professeurs connaissent bien ces nouvelles technologies et qu’ils s’assurent qu’on ne devienne pas complètement dépendant de ces outils. Il y a encore une immense place dans nos écoles pour les livres et les stylos.
Voici une citation du directeur de l’école, Roberto Gauvin, qui résume bien ma pensée sur la question :
« Je n’emmène pas mes élèves sur YouTube, mais YouTube à mes élèves », se plaît-il à expliquer. Parce que quand un écolier sait qu’il va être regardé, écouté ou lu, il se prépare drôlement mieux, a-t-il constaté. D’où l’éventail d’outils technologiques mis à la disposition des classes.
L’an dernier, le ministère de l’Éducation du Nouveau-Brunswick a banni l’accès du site des Têtes à claques des écoles de la province. Au désespoir du directeur. Car des jeunes ont tôt fait d’envoyer des clips sur YouTube. On va faire quoi, bannir YouTube ? La solution, c’est d’éduquer, dit-il. Le jour où un élève aura un crayon planté dans l’oeil, est-ce qu’on va bannir tour les crayons ? »
À lire : Le cartable ou le portable à l’école
http://www.cyberpresse.ca/article/20080219/CPACTUEL/802190683/5159/CPACTUEL
Références
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