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Bravo Shédiac!
Mise à jour le mardi 18 mars 2008
Il y a un peu plus d’un an, j’écrivais une chronique sur trois frères acadiens (les frères Bourgeois de Grande-Digue) qui ont tous les trois atteint le summum des études postsecondaires, le doctorat. Dans ce texte, je disais que « les frères Bourgeois sont sans doute exceptionnels, mais il y en a d’autres en Acadie qui font des choses intéressantes dans des domaines fascinants. »
Et voilà que, la semaine dernière, deux autres jeunes hommes, de Shédiac cette fois-ci, sont devenus les plus récents doctorants acadiens.
D’abord, le 12 mars, Joel Belliveau soutenait sa thèse de doctorat devant un jury du Département d’histoire de l’Université de Montréal. Le jour suivant, mon frère, Matthieu LeBlanc, faisait la même chose devant un jury du Département d’études françaises de l’Université de Moncton.
Dans ma chronique précédente, je mentionnais que, selon les données en 2001, seulement 3 660 Canadiens (sur 16 millions qui sont âgés de plus de 25 ans) ont terminé leurs études doctorales. C’est un pourcentage de 0,02 %.
Pas facile. L’exploit, par contre, devient encore plus impressionnant quand on considère que les deux sont issus du système d’éducation du Nouveau-Brunswick.
Je ne veux pas dénigrer le système d’éducation du Nouveau-Brunswick, loin de là, mais ce dernier figure depuis longtemps au bas de l’échelle canadien en matière d’éducation. Comme dans les autres provinces de l’Atlantique, le Nouveau-Brunswick tire de l’arrière en ce qui a trait au rendement des élèves en lecture (selon l’OCDE). À l’échelle du pays, il y a seulement une province qui a un pire taux d’alphabétisation (selon Statistique Canada).
Malgré ces difficultés, il y a des gens qui foncent, qui persistent, et qui atteignent des sommets impressionnants. Joel et Matthieu sont deux exemples récents. Félicitations aux deux!
Alors, est-ce que les jeunes qui fréquentent les écoles du Nouveau-Brunswick ont moins de chance de persévérer que leur confrères et consœurs du reste du pays? J’aimerais croire que non.
Récemment, le gouvernement du Nouveau-Brunswick semble vouloir s’attaquer à la question de l’éducation et il s’y prend, parfois, par des méthodes assez audacieuses.
D’abord, dans son plan d’action pour être autosuffisant, le gouvernement veut améliorer le système d’éducation « en plaçant les intérêts des élèves au centre de la prise de décisions en matière d’éducation. » Apparemment, ceci « transformera ses écoles afin d’y promouvoir l’innovation, l’inclusion et l’obtention de bons résultats. »
Plus récemment encore, le gouvernement du Nouveau-Brunswick a annoncé qu’il abolira le programme d’immersion précoce en français langue seconde à compter de septembre 2008.
Cette dernière décision est assez controversée et je veux lire davantage sur le sujet avant de me prononcer sur le sujet, mais elle est néanmoins un exemple de l’approche audacieuse que prend le gouvernement de Shawn Graham en matière d’éducation.
Mon côté optimiste espère que cette approche permettra à d’autres jeunes Acadiens de poursuivre leurs études.
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