|
Pourquoi devrait-on offrir un prie-Dieu à Shawn Graham ?
Mise à jour le jeudi 13 mars 2008
Parce qu’il en a besoin d’un, c’t’affaire ! Le gars est en train de s’user les genoux de ces temps-ci. Sa mère doit être découragé de devoir raccommoder ses pantalons avec des patches. Un prie-Dieu, ça serait moins dur que le plancher.
C’est du moins ce que l’on entend dire à la radio : Shawn est à genoux devant les Irving. Shawn est à genoux devant les papetières. Shawn est à genoux devant les grosses corporations. Si c’est vrai, ça doit user du linge et ça doit être dur sur les rotules. Pauvre homme !
On dit aussi qu’il se traine sur certains dossiers. Encore de l’usure. Franchement, il va nous coûter cher en habillement, si c’est couvert par les dépenses de la province, s’entend.
Que se passe-t-il avec le dossier sur l’usage des forêts publiques ? Tu parles d’une mauvaise manœuvre : annuler les réunions publiques sur le dossier. Si ça ne sent pas l’à-plat-ventrisme devant les papetières, qu’est-ce ça peut bien sentir. En tout cas, ça ne sent pas bon. Et pourtant, ce n’est pas les petits sapins qui manquent. Notez qu’on est peut-être en train de s’en faire passer un collectivement.
Que se passe-t-il avec Abitibi-Bowater ? J’ai eu vent que certains retraités de force n’ont pas encore commencé à recevoir leur pension. La rumeur veut que ça prenne de six à neuf mois avant que le premier chèque soit émis et que ce soit la province qui bloque le processus. Je dis rumeur car ces gens ne savent pas ce qui se passe avec leur fonds de pension. Quand l’information n’est pas donnée, les pires craintes font surfaces. Plusieurs se demandent si la province n’essaie pas de détourner une partie du fonds de pension. Quelqu’un au provincial devrait se déniaiser et fournir les détails avant que l’écoeurement ne monte à son comble. C’est pas bon pour les votes. Et vlan dans les genoux.
On peut avoir des premiers ministres qui se tiennent debout, mais il semblerait qu’ici au Nouveau-Brunswick, pour reprendre le slogan de la province : Ici … on peut l’être à genoux.
Et bonne semaine quand même.
|