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Le slogan, la neige et l’Europe
Mise à jour le lundi 10 mars 2008
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Le slogan de ma province a évolué… sans que personne ne s’en rende compte.
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Le slogan J’avais décidé de ne plus en parler mais c’est plus fort que moi… je me dois de revenir sur la saga du nouveau slogan du Nouveau-Brunswick. Il y a deux semaines, le 25 février en fait, je lisais la chronique de Luc Desjardins dans L’Acadie Nouvelle. Son texte portait sur le slogan de la province. Bon texte et je ne dis pas juste ça parce qu’il pense comme moi, mais peut-être un peu. Ha !
Desjardins disait donc Être ou ne pas être, là est la question. Une formule à la Shakespeare qui nous ramène directement à notre mal de vivre. Le chroniqueur n’aime pas le slogan, ni même le logo, et c’est peu dire. Au moins moi, j’ai dit que j’aimais le logo ;-) Ouf ! Il n’y va pas avec le dos de la cuiller morte comme le dirait Jean Perron. Je vous propose quelques bouts de son texte très imagé :
« On nous présente cette nouvelle devise comme étant la trouvaille qui marque notre engagement vers l’autosuffisance. Autosuffisant au pas possible. Être, c’est un peu se regarder le nombril, sinon se le gratter (…) J’aurais cru que pour affirmer notre énergie, notre ardeur, notre enthousiasme, voire notre zèle, on aurait choisi de le faire par un verbe d’action. Mais non, on s’en remet à une formule qui dénote la béatitude, notre bonheur dans le simple fait d’exister, notre félicité dans le surplace. On a beau pouvoir être, cela n’engage en rien notre mouvement vers l’avenir (…) Je ne voudrais pas être fétiche - ou peut être le suis-je -, mais dès le premier regard au nouveau logo, j’ai été étonné par les deux vagues bleues, de chaque côté de la proue du bateau, qui ornent la base de notre nouveau logo tels... deux testicules (…) J’aurais cru qu’avec un logo se voulant représentatif de l’action qui tressaille de toutes parts dans la province, on n’aurait pas exprimé toute cette mouvance par son contraire. Ici, toute l’action qui fuse du logo affirme tout simplement qu’on "est"! Pas fort, vous dis-je. »
Mais ce qui m’a frappé dans ce texte, c’est qu’il parlait du slogan comme étant « Être… ici on le peut » alors que c’était plutôt « Ici on peut... Être ». Je ne comprenais pas trop pourquoi. Je me rends donc sur le site de la Province pour y jeter un coup d’œil et surprise, on a changé le slogan !!! Incroyable ! Et personne n’en a parlé ! Et on a réussi à faire aussi pire la 2e fois que la 1ère. Décidemment, quand ça va mal !!!
Le plus drôle c’est que dans la même édition de L’Acadie Nouvelle l’autre jour, une publicité de la province avait le slogan vieux de deux mois et une autre avait le slogan vieux de deux semaines. Quand on veut nous mêler comme il le faut ! Mais bon, les 22 000 abonnées de L’Acadie Nouvelle n’ont pas l’œil de lynx comme moi, j’en suis convaincue !
La neige Les Acadiens et les Acadiennes aiment la neige, d’habitude. Mais plus cette année. C’est que le nord de la province a déjà eu environ 450 cm de neige, un record de plus de 30 ans… Et un record qui n’impressionne pas les gens. Si on s’entend pour dire que c’est beau, on s’entend aussi pour dire qu’on a hâte qu’elle fonde. Dans le sud-est, on a eu autant de neige, mais elle est entrecoupée de jours de pluie… on a donc encore de la place à mettre la nouvelle au fur et à mesure qu’elle nous arrive. Ce qui n’est plus le cas dans le nord. Disons qu’on s’en souviendra longtemps de cet hiver… l’année où l’on a décidé d’arrêter d'enlever la neige devant la porte du garage car c’était plus facile de stationner la voiture sur le garage !!!
Petit voyage en France et en Belgique Je quitte l’Acadie quelques jours, question d’accompagner mon protégé dans une mini-tournée de spectacles à Paris, France et Charleroi, Belgique. Pitié moi ! Ça me permettra de vous faire quelques textes de là-bas, entre un vin français et une bière belge. Un de ces quatre, faudrait bien que je vous parle de cette aventure que je vis avec Pascal Lejeune… aventure professionnelle bien sûr !
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