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Rigoler, c’est aussi un métier Adieu Henri Salvador
Mise à jour le jeudi 14 février 2008
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Photo tirée du site web de Radio-Canada.
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« Rigoler, c’est aussi un métier ». C’est comme cela qu’Henri Salvador résume sa vie. Il était connu pour son rire, ses chansons douces et une certaine bonhommie.
C’est tout de même incroyable qu’il décède si peu de temps après avoir pris une fausse retraite en décembre dernier. Je dis fausse retraite car il avait encore quelques spectacles sur son carnet dont Montréal en juillet prochain. Pensez-y, il meurt moins de deux mois après s’être retiré. Il faut tout de même ajouter qu’il avait 90 ans et toutes ses dents.
Dire qu’à certains endroits, on force les gens à se retirer à 65 ans. Avec une telle politique, on n’aurait pas eu droit à ses trois derniers albums Monsieur Henri (à 76 ans), Chambre avec vue (à 81 ans), Révérence (à 87 ans). Il a eu une longue carrière – imaginez, il a débuté professionnellement en 1935 comme guitariste – 73 ans de carrière.
Au Brésil, on le reconnaît comme l’un des inventeurs de la bossa nova. Avec Boris Vian, on dit qu’il a introduit le rock’n roll en France et en français. Il est l’un des premiers à faire des vidéoclips. C’est probablement pas le nom qu’on leur donnait à l’époque. Plusieurs de ces clips sont sur YouTube : 1964-Zorro est arrivé ; 1965-Le travail, c’est la santé ; 1966-Juanita Banana.
On connaît ses chansons depuis longtemps : Minnie petite souris (sors de ton trou) ; Le travail, c’est la santé ; Le loup, la biche et le chevalier (Une chanson douce que chantait ma maman) ; Maladie d’amour (maladie de la jeunesse) ; Si jolie (que j’en ai rêvé) ; Le lion est mort ce soir ; Ah ! Ce qu’on est bien quand on est dans son bain et combien d’autres. Il est surtout un interprète. Il compose la mélodie d’une bonne partie des chansons qu’il chante. Il en écrit le texte pour quelques-unes. Boris Vian compose beaucoup pour lui dans les années 50. Il emprunte de plusieurs autres auteurs et compositeurs. Il chante aussi des adaptations américaines. On dit qu’il a fait une carrière de fantaisiste. Façon de dire qu’il a fait sourire le monde tout ce temps là.
« Dans la jungle, la grande jungle Le lion est mort ce soir »
Adieu Henri, tu nous manqueras.
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