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La psychologie de l’Halloween
Mise à jour le mardi 28 octobre 2008
Cette semaine, j’ai décidé d’explorer la psychologie derrière certains aspects de la fête où l’horreur est à l’honneur. J’enlève donc mon chapeau d’analyste politique des grands chemins et, comme Dr. Phil, place celui de psychologue improvisé. Je ne suis en aucun cas un psychologue certifié, donc il serait peut-être sage de ne pas me citer dans un article scientifique ou toutes autres publications. Pour votre intérêt, et celui de la science, je vais tenter de déterminer pourquoi certaines personnes choisissent certains costumes. Peut-être que vous allez découvrir quelque chose sur votre personnalité qui va complètement changer votre vie pour le mieux et vous rendre millionnaire. Si c’est le cas, j’accepterai avec grande humilité 35 % de vos gains en guise de remerciement.
Dans ma démarche scientifique, j’ai décidé de m’attarder aux costumes les plus populaires dans les partys d’Halloween soit la momie, le loup-garou, la sorcière, le fantôme et le vampire. Prenons tout d’abord la momie. Les gens qui se déguisent en momie aiment se compliquer la vie. Le processus de s’enrouler de bandages ou de papier de toilette est un processus long et parfois frustrant. Tous ceux qui ont déjà essayé savent que ça prend du temps à enfiler et par la fin de la soirée, il ne reste plus grand-chose. De plus, ces gens ont probablement un grand vide à combler parce qu’une momie est un corps humain vidé de son contenu pour mieux être préservée. On peut donc conclure que ce sont des gens très superficiels.
Les personnes qui se déguisent en loup-garou ont un profond désir d’explorer leur côté animal et adolescent. Elles ont du poil où elles n’en n’ont pas d’habitude, elles restent dehors plus longtemps et, bien souvent, elles délimitent leur territoire sur le bord d’un édifice en chemin vers le Subway le plus proche. On peut donc conclure que ces gens ont un complexe de Jekyll et Hyde.
Les personnes qui se déguisent en sorcière ont sans aucun doute une soif de maitriser les gens et les éléments qui les entourent. Elles possèdent des pouvoirs magiques qui leurs permettent d’accomplir des choses mesquines sans que la victime ne sachent d’où elles proviennent. En plus, la sorcière peut changer d’apparence pour tromper ses adversaires. On peut donc conclure que ces gens sont des conservateurs.
Les gens qui se déguisent en fantôme sont le contraire des momies. Ils ne veulent pas se casser la tête. Ils prennent un drap et y percent deux trous pour mieux voir. Ils ne veulent pas attirer l’attention et choisissent un déguisement qui leur permet de s’élonger sur un lit ou un sofa. On peut donc conclure que ces gens ont le syndrome du couch surfer.
Les gens qui se déguisent en vampire sucent, c’est tout.
J’aimerais terminer en me penchant sur l’aspect des costumes sexy. Les femmes sont rendues tellement superficielles qu’il faut qu’elles paraissent attirantes même pendant la seule journée où on s’attend et on accepte qu’elles soient laides. Le problème que ça pose est que ça enlève le sentiment de danger chez le sexe opposé. Parce que la prochaine fois qu’un gars va voir un loup-garou, il va encore avoir l’image du loup-garou sexy du party d’Halloween auquel il a participé. Il s’approche trop près et une morsure plus tard il est condamné a mangé des animaux les soirs de pleine lune et se réveiller tout nu dans un champ le lendemain. Donc cette année, déguisez-vous prudemment.
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