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Réflexion d’un soir d’hiver à Montréal
Mise à jour le jeudi 31 janvier 2008
Vous arrivent-ils d’avoir des réflexions innocentes ? Vous savez ce que je veux dire. Par exemple, si un juif Hassidim devient chauve, cesse-t-il d’être Hassidim ? Évidemment, il faut savoir qu’ils portent des cheveux en bigoudis et que ça ferait drôle d’en voir un sans des curls.

Sur le vol qui m’a amené à Montréal, il y avait une amie qui elle partait pour la France. Pour ceux qui connaissent l’aéroport de Dorval, on s’est quitté en avant de la porte qui mène aux carrousels des bagages, à gauche ça mène aux correspondances internationales. Pour ceux qui ne connaissent pas l’aéroport, on s’est quitté quelque part dans l’édifice.(NDLR: C'est innocent comme commentaire.) J’ai tout de même eu une pensée pour elle. « Pauvre elle, elle va être obligée de boire du bon vin, de manger de la vraie baguette et du bon chocolat. Ça fait pitié. » me disais-je avec une pointe d’envie.

On a attendu quasiment une heure pour nos bagages. Ça arrivait par petits paquets. Une dizaine de valises passent sur le carrousel. Puis une longue pause de 10 à 15 minutes. Une autre dizaine de valises arrivent suivi d’une autre pause d’une quinzaine de minutes. Comme vous vous en doutez, ma valise n’était pas de ces lots. Le gars à côté de moi fait le commentaire qu’il faut croire qu’ils les amènent à pied. Il y avait deux dames qui devenaient nerveuses à attendre leurs bagages. Elles avaient une connexion à prendre pour Fort Lauderdale. Elle n’avaient pas compris que les bagages que l’on met en consigne en montant dans l’avion nous sont rendues au sortir de l’avion. Elles s’étaient mises dans la tête qu’ils fallaient les ramasser au carrousel des bagages. Quand mon voisin de carrousel et moi leur avons fait comprendre leur méprise, il était trop tard, elles étaient sortie de la zone sécurisée. Chanceuses dans leur malchance, le protocole prévoit que les bagages en consigne non réclamés sont envoyés au carrousel. Arrivent finalement la troisième vague de valises. Leurs valises sont enfin là, la mienne aussi. Elles partent au pas de course car elles doivent regagner la zone sécurisée ce qui impliquent un méchant détour.

À l’aéroport (que bien du monde prononce aréoport), deux américains de passage faisaient le commentaire que Montréal avait l’air d’une ville du tiers monde. Étaient-ce parce qu’on était en face de la file d’attente pour les taxis ? Ça ne les impressionnait pas que les gens attendent patiemment leur tour en ligne, vous savez, ces lignes en zigzags. Il me semble que c’est plus civilisé d’attendre à l’intérieur que de se bousculer dehors par grand froid pour se disputer le prochain taxi. Chacun son point de vue, je présume.

Ça m’a rappelé la Louisiane. En se promenant en dehors des villes, j’avais eu la réflexion que ça ressemblait le Nouveau-Brunswick des années 60. Les gens avaient des autos, des réfrigérateurs, des congélateurs mais surtout des autos à pourrir dans leurs cours. Disons que ça ne faisait pas joli. Dans la province pittoresque, on a eu un programme de nettoyage. Je me souviens qu’un de mes oncles avait eu le contrat de nettoyage pour notre région. Il passait de maison en maison pour ramasser les carcasses de voitures et autres épaves terrestres. Ça faisait probablement partie d’un plan touristique. En voyageant de ci de là, je m’aperçois que ce n’est pas tout le monde qui a la volonté d’embellir leur propriété. Je me demande si il y a des gens qui laissent leur propriété se délabrer pour en voir l’évaluation foncière descendre. On est peut-être dû pour une autre campagne de nettoyage.

Parlant de campagne de nettoyage, va-t-on avoir des élections fédérales cette année ? Je vous laisses à vos réflexions, innocentes ou non.

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