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Les yeux de la dernière chance
Mise à jour le vendredi 11 janvier 2008
Le son de la fermeture éclair qui se ferme sur ma grosse valise est le seul bruit qu’on entend dans la maison. Tout est calme, tout est silence. Je regarde la montagne de bagage à la porte et réalise que peu importe le contexte, c’est toujours difficile de quitter ce qui a été un havre de paix durant des mois ou des années.
Alors une dernière fois, mes yeux posent un dernier regard dans chacune des pièces et voilà que je me remémore tout plein de souvenirs. Mais la vie continue, c’est le temps de passer à la prochaine étape. Seulement la différence cette fois-ci, c’est que je ne connais ni la durée du voyage, ni les prochaines destinations.
Aveuglé par un rayon de soleil qui entrait dans la salle familiale, je pense à ma citation favorite que j’ai vue, je ne sais où… « Par chance qu’il y a des pelleteux de nuages sinon il ne ferait pas soleil souvent ! » Pour ceux qui ne le savent pas, on pourrait dire des pelleteux de nuages qu’ils sont nos poètes, nos rêveurs. Moi je les aime pour leur contribution culturelle à notre société.
Avant de franchir le seuil de la porte, je me retourne et du coup je demande : « Dis, tu vas prendre bien soin de mes plantes ? »
Sur ce, voici des bouts de texte nés de la plume de mes pelleteux de nuages préférés :
Un grand vent s’est levé
Il a balayé tout sur son passage
Ses fortifications que l’on croyait indestructibles
Son retournées à la poussière
Mais le vent a aussi transporté des graines
De tous les pays du monde où il a voyagé
Et il en a laissé partout
Apportant beauté et diversité sur son passage
***
Il est tombé
Un manteau de pureté sur la terre
Pendant qu’en sa présence
Ma vie retrouvait son âme
Il est tombé
Des milliers de diamants
Coulant sur son corps
Pendant qu’émerveillé
Je regardais la beauté pure
Il est tombé
de ses yeux si précieux
des goûtes d’amour
Pendant que cette pluie du ciel
M’apportait la paix
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