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Décroissance démographique ou Pourquoi invitons-nous les immigrants mais refusons de leurs reconnaître leurs qualifications ?
Mise à jour le jeudi 06 décembre 2007
Cette semaine, on parle beaucoup de décroissance démographique, que ce soi la diminution du pourcentage de parlants français au Québec ou en Atlantique, ou la diminution de la population totale de la province du Nouveau-Brunswick.
En soi, la diminution de la population n’est pas un cataclysme mais vu du point de vue économique, il y a des craintes. Notre société est basée sur une idée de croissance continue. On n’a jamais pensé en terme de population constante quoique on aurait dû s’y faire, la population de notre province ayant été faible depuis bien des années, du moins faible par rapport à la croissance du pays. Dans les années 1960, on disait que la population du Nouveau-Brunswick était de 665 000 habitants. Maintenant on tourne autour du 740 000, soit une croissance de 75 000 habitant en quarante ans, soit à peine 2 000 habitants de plus par an, ou en pourcentage, un total de 11 %. En comparaison, le Canada est passé de 22 millions à 31 millions d’habitants, soit une augmentation, en pourcentage, de 41 %. Donc, ce n’est pas d’hier que la croissance de la population de la province est au ralenti.
Comme je le disais ci-dessus, en soit, ce n’est pas la fin du monde. Tôt ou tard, la population de la planète devra se stabiliser si on ne veut pas entrer dans un état perpétuel de guerre. La guerre au niveau des peuples, c’est comme le vol au niveau des individus, c’est habituellement un manque de ressources qui déclenche ces phénomènes. Il ne faut pas sous-estimer ces choses. Certains prévoient déjà un potentiel de guerre en Chine et en Inde dû au manque de femmes. Pour employer la vieille terminologie, il y a de 75 à 100 millions d’hommes en âge qui ne trouveront pas preneuses car celles-ci n’existent pas ou plus en raisons des avortements illégaux et des assassinats de bébés filles. Ces gars-là, au lieu de participer à la procréation et à l’élevage de familles, vont peut-être se tourner vers des activités moins saines pour la société.
Mais revenons au Nouveau-Brunswick. Ce n’est pas le déséquilibre hommes-femmes qui inquiète ici, mais plutôt le déséquilibre vieux-jeunes. La proportion de personnes âgées va en augmentant. On dit que ce rapport va passer de un sur vingt à un sur trois. Qui va payer pour les soins de ces vieillards ? Voilà ce qui inquiète nos gouvernements.
On se propose de favoriser l’immigration pour augmenter la proportion de jeunes. Mais sommes nous vraiment prêts à les recevoir ? Il y a beaucoup d’évidences anecdotiques que ce n’est malheureusement pas le cas. On a des gens qui viennent au Nouveau-Brunswick qui ne peuvent pas se trouver d’emplois malgré qu’ils ont des qualifications. Le taux de chômage chez les immigrants est deux fois plus élevé que chez les autres. J’ai entendu à la télé que la disparité dans le taux de chômage est moins élevée chez les immigrants qui sont au pays depuis dix ans ou plus. Je me demande si ce n’est pas parce que ceux qui ne se trouvent pas de jobs sacrent leur camp ailleurs.
Si on est sérieux avec nos projets d’immigration, il faudra devenir sérieux dans notre accueil. On devra se doter de mécanismes de reconnaissances des formations obtenues à l’étranger. Si on a tant de doutes que ça, qu’on leurs fasse passer les mêmes tests qu’aux nôtres. S’ils ne sont pas moins compétents que nos propres finissants, on ne devrait pas leur refuser le doit de pratiquer leur profession, qu’ils soient ingénieurs, docteurs, infirmières, informaticiens, plombiers, électriciens ou autres. Sont-ils capables de faire leur travail correctement ? C’est la seule question qu’on devrait se poser.
En attendant de trouver ces immigrants qui viendront sauver notre économie, on pourrait arrêter d’empêcher les gens de 65 ans et plus de travailler. Ce serait un bon début.
Bonne semaine et ne pensez pas trop à qui vous fera manger votre purée à la petite cuillère.Don’t worry, be happy.
P.S. Cette année, je ne me suis pas lamenté de Noël, du moins pas encore :-)
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