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Une action à la fois
Mise à jour le mardi 30 janvier 2007
Je ne me considère pas comme étant particulièrement rebelle. Il n’y a personne qui me prendra pour un activiste, mais j’ai quand même une conscience sociale. Comme l’état de notre environnement et le réchauffement de la planète sont les sujets du jour, j‘ai l’impression que tous les Canadiens deviennent soudainement verts.
Il est particulièrement intéressant de constater à quel point la question de l’environnement est si rapidement devenue le sujet le plus important. Dans un sondage récent, les questions entourant l’environnement ont pris le dessus sur la santé comme première préoccupation des Canadiens. En mai 2005, seulement 3 % des Canadiens considéraient que l’environnement était la question la plus importante. En janvier, ce chiffre est de 26 %.
Le même sondage nous apprend que la majorité des Canadiens accepteraient de faire des sacrifices d’ordre financier afin de contrer les effets du réchauffement climatique. Si l’on se fie au sondage, 73% accepteraient de prendre moins de vols afin de limiter la pollution aérienne, 72 % accepteraient de payer davantage pour des véhicules qui consomment moins et, finalement, 61 % affirment pouvoir réduire de 50 % leur kilométrage.
Ces chiffres ne m’étonnent pas tellement, mais j’ai l’impression qu’ils seraient différents si le début de l’hiver n’avait pas été exceptionnellement chaud et que l’Ouest canadien n’avait pas été frappé par un temps incroyablement bizarre. Je suis peut-être un peu cynique, mais j’ai un peu de difficulté à imaginer que tous ces gens vont, du jour au lendemain, faire la file pour prendre l’autobus le matin ou échanger leur voiture contre un modèle plus petit et plus cher.
À mon humble avis, la chose la plus difficile, c’est de changer les attitudes des gens qui imaginent mal changer leurs habitudes. C’est mon impression parce que, comme la majorité des gens, je suis un accroc du confort matériel.
Malgré ma condition, j’ai réussi, au fil des ans, à faire des changements relativement mineurs qui, je l’espère, feront une différence. Comme la plupart des gens, je recycle de façon quasi obsédée et je prépare mon compost pour l’été prochain. Le but est de réduire davantage la quantité de déchets que je dépose au bout de mon entrée. En plus de recycler, je tente toujours de réduire ma consommation d’eau. Il est facile de prendre des douches plus courtes ou de ne pas laisser l’eau couler en se rasant ou en se brossant les dents. Je suis également un adepte du transport en commun.
Il n’y a rien de révolutionnaire dans ces petits actes. Ils peuvent, par contre, avoir des effets surprenants. Les petits actes liés à l’eau peuvent, à eux-mêmes, réduire de 60 % la consommation de chaque personne. Faites le calcul. C’est immense.
Le week-end dernier, par contre, j’ai eu une idée qui pourrait avoir un impact beaucoup plus tangible et beaucoup plus remarquable. Essentiellement, mon idée se résume assez simplement : éliminer les bottins téléphoniques.
Voici la logique qui sous-tend mon idée.
L’an dernier, en recevant mon nouveau bottin téléphonique, j’ai réalisé que je n’avais jamais consulté celui de l’an dernier. En effet, je ne me souviens pas de la dernière fois que j’ai consulté un bottin téléphonique imprimé. Depuis longtemps, je trouve toute l’information dont j’ai besoin sur le Web. Il y a des ressources faciles à trouver et faciles à utiliser qui offrent exactement la même information que celle contenue dans un bottin. Il y a même certaines ressources qui ajoutent de l’information complémentaire à celle que l’on peut trouver dans un bottin.
Étant donné que le Canada est un des pays les plus « connectés » au Monde, il serait, selon moi, très facile de seulement distribuer des bottins imprimés à ceux qui en ont besoin. On peut très bien imaginer que les fournisseurs de services téléphoniques envoient une simple carte postale offrant à leurs clients l’option de se procurer un bottin ou bien d’accéder à l’information en ligne. Dès la première année, on pourrait réduire le volume de bottins imprimés d’au moins 50 %.
J’ai partagé mon idée avec la fondatrice d’une organisation environnementale vouée à la protection des forêts, ForestEthics (http://www.forestethics.org), et elle m’assure que personne ne mène la charge sur l’élimination ou la réduction de la production des bottins. Elle me donne aussi son appui.
Alors, voilà. J’ai pondu l’idée, je dois maintenant agir.
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