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Hé toi ! Es-tu généreux ?
Mise à jour le lundi 31 octobre 2005
Tu parles d’une question ! Mais ça veut dire quoi, être généreux ? C’est sûr que du point de vue de l’organisme ou de la personne qui reçoit, davantage est mieux. Mais pour la personne qui donne, comment sait-on que l’on est généreux envers la cause à laquelle on contribue ?
Il y a deux façons principales par lesquelles les gens évaluent leurs contributions : l’indice café et le pourcentage du revenu brut. Ce qui est intéressant c’est que ces deux indices peuvent tenir compte de votre niveau de revenu, ou du moins, votre niveau de vie.
L’indice café fonctionne comme suit. On indique le niveau de générosité en faisant l’équivalence de vos dons en tasses de café. Par exemple, on parlera de « c’est à peine le coût d’un café par mois » ou par semaine ou par jour. On voit aisément la gradation dans le niveau de contribution. De plus, si vous êtes du genre Tim Horton, c’est moins exigeant que si vous êtes un adepte du Star Buck.
Le choix du café pour cet indice n’est pas accidentel. Au fin fond des choses, le café est une denrée de luxe dont la consommation n’est absolument pas essentielle au fonctionnement de votre corps. On peut sans trop de problème le ranger avec la cigarette et l’alcool pour ce qui est de son caractère non essentiel. Même si certaines personnes ne peuvent s’en passer, ça ne veut pas dire que le corps en a besoin pour fonctionner. On peut devenir accroc d’à peu près n’importe quoi. Hé ! J’ai connu quelqu’un d’accroc du ketchup. Il mangeait des frites avec son ketchup, du baloney avec son ketchup, des patates pilées avec son ketchup, etc.
Oups ! Je digresses. Revenons à nos moutons caféinés. Le choix du café, disais-je avant de m’interrompre impoliment moi-même, n’est pas le fruit du hasard. Si vous êtes capable de vous payer du café, c’est que vous avez de l’argent disponible pour autre chose que les besoins de base et donc, pourquoi ne pas le donner à une bonne cause. Voilà la logique implacable qui sous-tend l’indice café. Le plus vous buvez de café, le plus en moyen vous êtes pour faire une contribution.
L’autre mesure de générosité est le pourcentage de votre revenu brut. Certains disent que si vos dons totaux se chiffrent à deux pourcents de votre revenu brut, vous êtes pas mal généreux. OK, d’autres diront que c’est plutôt au niveau de 10%. Dans un cas comme dans l’autre, c’est évident que plus vous faites du salaire plus il faut donner pour se classer parmi les généreux de ce monde. Si vous faites 20,000$ par an, deux pourcents valent 400$; si vous faites 60,000$ par an, on parle de 1200$ par an en dons; si vous faites 1,000,000$ par an, au bas mot, il faut contribuer 20,000$ par an pour se qualifier.
Dans le cas du Canada, si on peut déduire les dons pour fin d’impôt, je ne sais pas s’il faut tenir ce retour d’impôt en compte. Si oui, il faudra peut être contribuer plus de 2% pour qu’après retour d’impôt vous ayez deux pourcents de moins dans vos poches… Je ne sais pas non plus s’il faut comptabiliser les biscuits que l’on achète des Guides ou les oranges qu’on achète de la chorale… Après tout, quand on achète des biscuits et oranges de l’épicerie, on ne considère pas que l’on fait un don. On a eu de la marchandise en échange de notre argent…
Peu importe comment vous évaluez la générosité, le fin mot de l’histoire est que plus les gens sont généreux et plus il y a de gens généreux, plus la société en bénéficie. Quand on dit que ce que vous donnez vous sera rendu au centuple, n’allez pas croire que vous aurez à attendre dans l’au-delà pour recevoir ce centuple. Ça commence tout de suite. Poussez votre imagination au maximum. Si tous nos jeunes avaient des bourses d’études qui couvraient tous les coûts, vous n’auriez pas à débourser pour les études de vos propres enfants et si tous les jeunes obtenaient des diplômes collégiaux ou universitaires, ils seraient plus en moyens d’avoir des emplois qui permettront de faire fonctionner l’état quand vous serez à la retraite. Si tous les sans–abri et les mendiants cessaient de l’être, plusieurs d’entre vous auriez moins peur (avouez que parfois vous craignez de rencontrer un mendiant dans la rue, c’est tellement facile d’imaginer le pire). Et on aurait des terrains de jeux dans chaque quartier. Et quoi encore.
Vous pensez que vous n’avez pas les moyens d’être généreux ? La générosité ça se pratique comme tout le reste. Commencez au niveau débutant : l’équivalent de un café par mois. Passez ensuite au niveau amateur : l’équivalent d’un café par semaine. Après quelques années, vous vous rendrez sans trop de problème au niveau professionnel à l’équivalent de un café par jour. Il ne vous restera finalement qu’à mettre en pratique la règle du 2% pour vous classer au niveau élite.
Je vous invite à joindre le club des généreux et généreuses. Ensemble, nous pouvons faire une différence. Ensemble, nous pouvons améliorer notre société. À nous de jouer.
Références
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