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Ajustement des papilles gustatives
Mise à jour le vendredi 20 février 2004
Lundi. Il est midi 17 minutes ; je fais les cents pas dans la cuisine, du frigidaire aux armoires, des armoires au congélateur. Je suis en manque d’inspiration culinaire ! À un point tel que j’ai envie de téléphoner à mes parents pour qu’ils m’inspirent un peu. C’est que mes parents sont des As de la cuisine et de la cuisine santé en plus. J’en suis parfois même jalouse… surtout la semaine dernière lorsque mes petits éperlans se sont retrouvés en miettes dans ma poêle. J’avais pourtant pris soin de téléphoner à papa, tout juste avant de débuter la cuisson, pour m’assurer d’avoir un repas à la hauteur de mes souvenirs d’enfance. Quelques minutes plus tard, je retéléphone papa. « Bébé fâché », lui dis-je. « Pourquoi ? », me répond-il. « Poisson tout collé en mille morceaux dans la poêlonne, bon ». Et là, après avoir ri quelques secondes, il théorise. T’aurais peut-être du faire ceci ou cela au lieu de… N’empêche que j’ai mangé mes p'tits poissons tout secs en me jurant de ne plus jamais acheter d’éperlans (sauf si papa est là pour la cuisson) !
Il est midi 29 minutes ; j’ai la tête dans le congélateur. Je fixe monsieur le rôti de porc, madame la darne de saumon et je réalise que je n’ai pas le goût de cuisiner ces mets tout simplement parce que j’ai eu une fin de semaine exceptionnelle du côté culinaire. Après mon épopée à ski de fond du samedi matin, j’en ai profité pour m’arrêter dans un petit resto typiquement acadien à Bouctouche et m’empiffrer de crêpes râpées. Un vrai régal ! Cette visite au resto n’arrive toutefois pas à la cheville de mon repas du samedi soir. Le tour du monde, dans mon assiette ! Paella, riz arrosé de sauce aux arachides, poulet au cari, tout y était ! Vive la soirée internationale présentée à l’Université de Moncton ! Puis dimanche, j’ai eu droit à une sortie au restaurant qui a, une fois de plus, fait danser mes papilles gustatives. Filet de morue servi avec sauce Bercy et salade printanière.
Il est midi 44 minutes ; mon estomac, devenu cigale, s’apprête à aller crier famine chez la fourmi, sa voisine. J’abandonne. J’ouvre la porte du frigo, en sort une pincée d’épinards que je mélange avec mes cubes d’avocat, des morceaux de poulet et de la mayo. J’y pense, plus tard aujourd’hui je dois envoyer une recette par courriel, à un groupe d’ami.e.s. C’est mon tour, cette semaine. Et la semaine prochaine, j’aurai de nouvelles recettes pour faire danser mes papilles gustatives. N’ajustez pas votre appareil, essayer simplement une nouvelle recette !
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