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le le jeudi 2 septembre, 2010
La destruction des forêts
Par : Bernard R0CKY Cormier
Pendant des centaines d'années le gagne pain principal des Terre-Neuviens était la pêche à la morue. De père en fis la tradition se transmettait et, dut à l'incroyable richesse en poisson des Grands Bancs de Terre-Neuve, personne n'aurait pensé qu'un jour les stocks de morues auraient pu s'épuiser.
Pourtant, le début des années 1990 marqua la fin d'une industrie qui avait subvenue aux besoins de toute une population pendant des siècles. La morue était pratiquement disparue des eaux Terre Neuvienne. La cause principal de ce déclin soudain fut attribuée aux bateaux usines, à la surpêche, au manque de prévisions à long terme et à la mauvaise administration en général.
Ici, au Nouveau-Brunswick, la forêt à subvenue aux besoin de bien des familles pendant des centaines d'années. Depuis l'arrivée des coupeuses industrielles, qui à elles seules peuvent abattre autant d'arbres en une seule journée qu'une équipe de bûcherons le faisaient en une semaine ou plus, nos forêts disparaissent tranquillement mais sûrement. La tendance est à la coupe à blanc, c'est-à-dire qu'on élimine tout ce qui pousse sur un lot boisé d'un seul coup et qu'on y laisse, en partant, un affreux paysage composé de bouts de bois ici et là et d'à peine une poignée de jeunes arbres qui ont été épargnés pour la simple raison qu'ils n'ont aucune valeur commerciale. (voir le reportage de Radio-Canada sur la forêt Néo-Brunswickoise)
Afin de minimiser l'impact que la vue d'un tel désastre peut avoir sur les gens, la loi veut qu'on laisse une lisière de bois en bordure des routes. Encore une fois, enfouissons nous la tête dans le sable le plus profondément possible. Il ne faudrait surtout pas que les voyageurs s'aperçoivent que nos forêts se font détruire par des gens sans scrupules qui ne pensent qu'à s'enrichir en profitant au maximum de cette ressource naturelle pour se remplir les poches.
Hier c'était la morue, aujourd'hui c'est la forêt, demain ce sera probablement l'eau potable et ça continue comme ça...
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