Encore Obama. Disons que je suis de très près la transition à Washington.
Je suis fasciné par plusieurs aspects de l’arrivée d’Obama, notamment son utilisation des nouvelles technologies, son niveau « d’audace » en s’attaquant aux vieux problèmes et la perception des États-Unis dans le reste du monde.
Dès le jour de l’inauguration du nouveau gouvernement, la perception des gens envers les États-Unis semble avoir changé du jour au lendemain. Dans les pays où les gens semblaient « détester » les États-Unis, on trouve maintenant un regain d’appui et d’intérêts pour le pays de l’oncle Sam.
À l’époque de W., le Canada a réussit à rapatrier beaucoup de ses cerveaux. Surtout ceux qui œuvrent dans les domaines scientifiques.
Fidèle à l’idéologie conservatrice, le gouvernement Bush était, de toute évidence, « anti-science ». Les investissements dans la recherche et le développement ont chuté de façon considérable sous Bush, ce qui a poussé beaucoup de scientifiques à traverser la frontière pour venir travailler au Canada.
Est-ce que l’exode des cerveaux canadiens risque de recommencer?
Il semble que, depuis l’arrivée d’Obama, le Canada et les États-Unis sont aux antipodes quant à la question de la recherche scientifique.
Voici un extrait du discours d’inauguration de Barack Hussein Obama :
Une semaine plus tard, à la suite du dévoilement du Budget Flaherty, on apprend que le gouvernement canadien a choisi de ne pas offrir de financement pour Genome Canada en 2009.
Je comprends qu’il y a bien des nuances dans les deux cas, mais l’impression que les deux pays s’en vont dans des directions opposées est quand même forte.









C'est bien beau qu'on a beaucoup de ressources naturelles au Canada, mais on se doit d'investir dans la R&D pour trouver des façons de les utiliser pour développer de nouveaux matérieux et afin de développer des processus plus efficients. On ne pourra pas concurrencer la Chine et l'Inde dans le futur si on ne mise pas sur l'économie du savoir. Que ça soit la génétique, l'agriculture, les matériaux, l'électronique, le Canada se doit d'investir une plus grande portion de son PIB en recherche.