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Comme beaucoup d’autres, j’ai été très déçu de l’absence de culture francophone lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Vancouver.
Ce n’est pas simplement le manque de présence de la langue française dans les discours et les prestations, mais plutôt le fait que, des trois cultures qui sont à la base de la fondation de ce pays, la culture franco-canadienne a été ignorée.
Les réactions n’ont pas tardées. Du Ministre James Moore, au commissaire des langues officielles, aux journalistes, chroniqueurs et citoyens, la situation a été décriée. Les organisateurs, semble-t-il, ont écouté.
À la fin des Jeux, le commissaire aux langues officielles, Graham Fraser, a dressé un bilan positif de l’utilisation des deux langues officielles aux Jeux. Il y a eu une nette amélioration.
Lors de la cérémonie de clôture, le poids du français, à mon avis, laissait encore à désirer, mais il y a eu un certain effort de la part du COVAN.
Il y a un aspect, par contre, qui m’a désolé.
Lors de la partie protocolaire de la cérémonie de clôture, le PDG du COVAN, John Furlong, a tenté de prononcer une partie de son discours en français. Visiblement, c’était un français élémentaire et la prononciation était loin d’être parfaite. Cela dit, j’ai apprécié l’effort.
Malheureusement, d’autres n’ont pas apprécié et se sont tournés vers la dérision pour se moquer des efforts de M. Furlong. Une réaction déplorable qui, en bout de ligne, ne fait du tort au fait français au Canada.
Quand les francophones se sentent ignorés, ils ne perdent aucun temps à signaler l’injustice, mais quand les anglophones font un effort, certains prennent l’occasion pour se moquer. C’est carrément contre productif.
Une telle attitude ne peut qu’agrandir le gouffre qui existe déjà entre les deux solitudes et décourager les gens à apprendre notre belle langue.
Désolant.
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