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J'adore le FICFA. Comme dit mon amie Jenny : "C'est voyager tout en restant sur place". On assistait alors à la représentation du film marocain "Number One". Je suis d'accord avec elle. Un bon film peut nous faire voyager et nous faire vivre les émotions d'un voyage. Un bon film peut littéralement nous transporter sur place et nous faire rêver d'y être pour vrai. On a l'impression du manger du couscous à la place de notre pop corn (d'accord, j'ai beaucoup d'imagination)!
J'ai un faible pour les films arabes et les films français. C'est du pur bonheur en pellicule cinématographique. "Sous les bombes" et "Caramel", diffusés lors des FICFA dès années dernières, m'ont particulièrement marqués. J'adore aussi les séances de court-métrage, un régal fast-food de petits plaisirs pour les yeux. Hyperactive (légèrement), ils réussisent à capter toute mon attention pendant la dizaine de minutes qu'ils durent et ça ne devient jamais lassant. Une fois la séance terminée, on en redemande, encore et encore. La pleine séance est parfois plus longue qu'un long-métrage, mais ça semble tellement plus court. À ce propos, jetez un coup d'oeil sur Youtube à "Simon's cat", de Simon Tofield et à "Lapsus", de Juan Pablo Zaramella. Des découvertes FICFA. Ah... j'adore le FICFA.
Mais la raison particulière de mon adoration pour ce festival, c'est qu'il s'agit de l'unique moment dans l'année où le cinéma francophone est à l'honneur dans les salles monctoniennes. Pour une inconditionnelle du cinéma francophone, c'est merveilleux. Le reste de l'année, on nous oublie. Même les grands succès français ne percent pas sur les grands écrans de la ville. Une terrible frustration. Qu'on se le dise : il y a autre chose qu'Hollywood dans la vie!!
Fort heureusement, il existe Spin It. Grâce à lui, je survis, cinématographiquement parlant. Rendant grâce au Spin It pour ce qu'il nous offre. Rendons moins grâce à la Bonne Nouvelle pour ce qu'il ne lui a pas offert. Le saviez-vous? Spin It devait déménager dans les anciens locaux de la Bonne Nouvelle. La mauvaise nouvelle, c'est que la Bonne Nouvelle a finalement changé son fusil d'épaule et a donné les locaux à quelqu'un d'autre... et le tout s'est déroulé de façon plus ou moins claire et morale. Mais bon.
Ce n'est pas la seule mauvaise nouvelle qui survient à la Bonne Nouvelle. On y pose également des sabots de Denver (des "clamps") aux voitures si vous osez y stationner. D'ailleurs, quelle est cette nouvelle mode, à Moncton, de mettre des sabots de Denver aux véhicules qui stationnent dans les endroits vacants, le soir? Est-ce qu'on peut rappeler que le stationnement fait cruellement défaut à Moncton? Que le centre-ville est même champion de médiocrité dans le domaine? Et à 84$ le stationnement fautif, c'est carrément du taxage!
Tant qu'à parler voiture, j'aimerais passer un message d'intérêt public aux conducteurs d'automobile : courtoisie au volant ne veut pas dire danger au volant. Un "cédez" ne veut pas dire arrêter et une lumière verte veut dire avancer, pas de laisser passer tous les autres véhicules.
Ouf... une petite montée de lait, ça fait du bien. J'ai déjà dit cette expression (synonyme de "pêter sa coche") devant un de mes amis, à la suite de l'écriture d'un article particulièrement corrosif. Précisons que j'étais enceinte à l'époque. Je le rencontre et lui dit : "Je viens vraiment de faire une montée de lait!". Il me regarde, éberlué, fixe ma poitrine et me dit : "Mais Marie... ça n'arrive pas seulement après la naissance du bébé?"
Je disais quoi donc... ah oui! J'adore le FICFA.
| Titre |
Date |
|---|---|
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