ConnexionFacebook
le le jeudi 11 mars, 2010
Le mystère des tableaux volés




Paris. Début du vingtième siècle. La vie coule doucement chez les Dambroise. Séraphine passe son temps à lire. Son père survit dans le textile. Sa mère souffre d'une mauvaise santé. Son grand-père n'est plus que l'ombre de lui-même. Heureusement, Alma, la soeur de son père, lui apporte la touche d'aventure qui lui fait cruellement défaut. Ensemble, elles s'adonnent à des activités masculines. Et voilà qu'une nuit, la maison cossue des Dambroise est cambriolée. Mais, aucun objet de valeur n'est dérobé. Seulement trois portraits de famille sans aucun intérêt. Surpris sur le fait, les voleurs s'enfuient sous une volée de chevrotines. Le lendemain, prévenue, la police envoie l’hiératique et suspicieux inspecteur Alcide Leblanc. Ce dernier auditionne les témoins et reçoit une photo où figurent les tableaux volés. Plusieurs indices semblent le mettre sur la voie des coupables. Chez un receleur, il trouve rapidement deux des objets dérobés sans mettre la main sur les voleurs. Par ailleurs, il s'intéresse de près au tatouage que le majordome a sur le bras...

 

A la façon de Maurice Leblanc

Cyril Bonin signe ici seul le premier volet d'un diptyque qui prend les allures d'une enquête d'Hercule Poirot, de Rouletabille ou d'Arsène Lupin. Tous les ingrédients sont réunis pour créer un mystère qui dépasse tout le monde sauf l'enquêteur. Lequel va découvrir bientôt que les Dambroise cachent tous un secret. Ces tableaux volés ne sont que la partie émergée d'un iceberg. Bonin plante le décor de façon magistrale. Il distille une série d'indices pour mettre le lecteur sur la voie de la solution. On assiste à une sérieuse dispute dans le garage des Dambroise sans savoir qui en est la cause. Un mystérieux inconnu épie les faits et gestes de la famille. Le tatouage du majordome donne à penser qu'il fait partie d'une bande organisée. Le professeur de piano a été remplacé. Au fil des pages, l'histoire propose de nombreuses pistes que va suivre Leblanc qui, à lui seul, est un véritable phénomène. Mais, qui prendrait au sérieux un cambriolage aussi insignifiant ? Pour la partie graphique, Bonin campe de fameux personnages qui auraient leur place dans un film d'époque. Les décors sont de bonne facture. Le découpage ne manque pas de rythme. Les dialogues sont savoureux. Et, le lecteur se demande toujours pourquoi on s'est donné autant de mal pour dérober trois tableaux sans valeur marchande...

Une mise en bouche prometteuse pour un premier album en solo...

 

Marc Bauloye

 

Chambre obscure T1 Bonin Dargaud

 

 

 

0
Commentaires (0):
Aucun commentaire
 
 
 
 
Autres blogues par cet utilisateur
 
 
 
 
 
Récent

CapPhotos