Le mercredi 9 décembre 2009
Bonjour l’acadie!
Et boy! Je m’excuse d’avoir ignoré mon blogue pendant aussi longtemps, mais je suis revenu, tout va bien et la vie est belle!
Donc, qu’est ce qui s’est passé dans la vie de Lisa LeBlanc depuis qu’elle s’est faite frappé par un gros van? Laissez-moi vous compter ça! L’hiver est arrivé, on profite de la neige (j’ai comme projet de faire un énorme bonhomme de neige, merci beaucoup.) L’école va toujours aussi bien. On travaille fort et on voit les résultats (c’est fou depuis septembre les améliorations de tout les étudiants.) À l’instant même, on se prépare pour notre exercice publique qu’on va présenter à la fin de la session. Dans ce mini-spectacle, on va présenter 2 interprétations qu’on a monté en groupe et chacun 2 chansons, 1 nouvelle composition et une interprétation.
Sur ce, je vous souhaite des belles fêtes remplis de becs de tantes, de « jokes » plates de nos oncles, des ventres trop plein de dindes, patates, gâteau, poutines râpées, tout ce qu’on peut imaginer qu’on mange en excès à noël, de beaux moments passées en famille et entres amis et un peu de vin (…ou beaucoup) pour célébrer! Joyeux noël!
Lisa
En début novembre, j’ai eu la chance de retourner au Nouveau-Brunswick pour participer à la FrancoFête en Acadie (croyez-moi, que je m’étais fait un calendrier et je comptais les jours un mois avant de partir.) Une semaine bien chargée et absolument incroyable, j’étais parmi 12 autres auteurs-compositeurs-interprètes de partout au Canada et de la Guadeloupe pour les Rencontres qui chantent.
Ça mange quoi en hiver des rencontres qui chantent? Laissez-moi vous expliquer :
12 auteurs-compositeurs-interprètes qui se réunissent pendant une semaine au mois de juin à Petite Vallée pour une résidence de création. Entourés de formateurs exceptionnels et de la folie du Festival en chanson de Petite Vallée, le but de la semaine : Écrire, composer, finir une nouvelle chanson et la casser en spectacle à la fin de notre séjour. Avec de différents exercices qui nous poussaient à écrire et à s’inspirer de différents sujets, nous avons tous réussis à finir au moins une nouvelle chanson et pour plusieurs d’entre nous, créer des pistes pour des chansons qu’on travaillerait plus tard.
5 mois plus tard, on se retrouve à la FrancoFête en Acadie afin de monter un spectacle de nos chansons (certaines qui avaient étés composés à Petite Vallée) avec la même gang de Petite Vallée. On monte les chansons, un medley, tout le spectacle. Plusieurs collaborations se font entre les « Rencontreurs » et on a la chance de travailler avec un orchestre maison. Le tout qui fait une semaine absolument incroyable et mémorable. Vu que c’est la FrancoFête en plus, on a eu la chance de voir quelques artistes en vitrines et même que quelques un d’entre nous ont eu la chance de faire une vitrine (j’étais dans une des soirées des Oiseaux de nuits, je vous compte ça.)
Jeudi soir arrive, c’est la retrouvaille avec mes deux beaux bonhommes sur une scène (mes musiciens… mais quand même, j’dois leurs donner du crédit!) Depuis 2 mois, on n’a pas joué ensemble. On est aussi nerveux qu’excité, on ne cesse de réviser les chansons dans nos tête et on se dit : ça sera comme cette été, on va se lâcher lousse comme jamais, on va se faire un maudit gros fun.
Test de son, le bar le Caveau est vide mais on sent toute la folie qui s’en vient.
Soir arrivé, guitare accordé, je marche partout d’un bord, de l’autre bord, je suis incapable de rester au même endroit plus que 10 secondes. J’ai une boule dans la gorge,, je réaccorde la guitare, je m’isole dans un petit coin pour me réchauffer, je jase avec quelques amis. Dans l’espace de cinq minutes, le bar se remplit de délégués, de diffuseurs, d’amateurs de la chanson; la folie se prépare, se réchauffe. J’essaye de me changer les idées, n’importe quoi pour faire descendre la petite boule dans la gorge qui est toujours aussi présente. Je regarde mes beaux bonhommes et je souris à les voir autant nerveux et excité que moi (peut-être que ça me consolait aussi de voir que je n’étais pas la seule). Je m’isole encore dans mon petit coin, réaccorde ma guitare, me prépare mentalement, marche partout, me réchauffe, va pour réaccorder ma guitare mais je réalise que je l’ai accordé 3 fois dans l’espace de 3 minutes donc je laisse faire. Quelqu’un me fais signe qu’il est temps d’embarquer. Ok, respire Lisa, respire. La guitare dans les mains, je me faufile dans la foule jusqu’à la scène. Je prends le temps de regarder autour de moi : des amis, des diffuseurs, des gens que j’ai déjà rencontré et que j’ai du mal à me rappeler de leur nom (que chaque fois que je les vois je me dis que je devrais faire une recherche dans Google pour des exercices de mémoires, peut-être que ça pourrait m’aider) la famille et mes musiciens. Pose mon premier pied sur la scène (pas pire, je n’ai pas encore tombé la face première) et le deuxième (wow, Lisa, impressionnant, rien de cassé, c’est beau, continue). On applaudit, je souris et aussitôt que la première note sort de ma guitare, je suis chez moi, j’oublie tout et je suis bien.
Hé Lisa, comme c'est le fun d'avoir de tes nouvelles! Je suis contente de voir que tout va bien. On entend parler de toi régulièrement, à la radio, dans les journaux, ici et là. Continue ton beau travail, pi n'oublies pas d'aller visiter tout ton monde quand tu t'en viendras à Noël...pi si t'as du temps, la veille de Noël, tu viendras envelopper des cadeaux avec moi! ;)