Aujourd’hui, c’est le départ de Bayonne pour aller à Pampelune, avec une correspondance à Irun. Là-bas, en Espagne, on l’appelle Pamplona. Mais le départ n’est qu’à 14 h. J’ai du temps pour une couple de choses, la première étant de retourner les clés de l’appartement. Comme je l’ai mentionné, leur bureau n’est pas dans le même édifice. Donc, je ramasse toutes mes affaires plus le routeur pour l’internet et ses cinq mètres de câble coaxial. Ce n’est qu’à quelques minutes de marche. Au plus sept, quoique je n’ai pas vraiment chronométré le parcours. Une chose de régler. Prochaine étape : La Poste.
Je ne sais pas si je dois encore les appeler comme cela car La Poste est maintenant une société anonyme. Peut-être devrais y faire référence comme à Prince : le service formerly known as La Poste. Bon j’ai acheté des petites choses ici et là et ça ne me tentait juste pas de les trimballer. Donc, une boîte et des timbres, et le stuff sera à destination dans 48 heures.
Petits curieux, vous aimeriez savoir ce qu’il y a dans la boîte. OK, je vais vous dire ce qu’il y a dans le paquet : du pâté basque avec et sans piment d’Espelette, de la mousse de foie de canard, des rillettes de jambon, du chocolat de Bayonne. Ça, ce sont les souvenirs de Bayonne. Il y a aussi des chocolats au piment d’Espelette, des tourons de diverses saveurs et des kanougas. Des tourons, ça ressemble visuellement à du fudge et à du marzipan comme texture. J’en ai pris aux saveurs de piments d’Espelette, chocolat et pistache, framboise et gingembre, et citron, je crois. Hé ! Ils sont dans la boîte. J’ai pas écrit de liste. Les kanougas, ça fait penser à des caramels. Il y a en a quatre ou cinq saveurs. Je ne me souviens pas si une des saveurs a complètement disparus de la boîte avant que je la poste… J’avais pensé y mettre des mouchous, des macarons doubles, mais ceux-là ont disparu comme par magie. Pouf ! Y en n’a plus. Partis au paradis des macarons ! En fait, ces macarons sont extrêmement tendres. Ils se seraient émiettés lors du transport. C’est une bonne chose qu’il n’en restait pas à poster. Tourons et Kanougas sont des spécialités que j’ai ramenés de Saint-Jean-de-Luz. Si vous êtes en train de baver sur le clavier de votre ordi, ce n’est pas de ma faute, c’est votre curiosité qui est la responsable.
Comme ce ne m’a pas pris des heures à retourner les clés et aller à la place maintenant anonyme, j’ai pu faire un peu de photo. La Nive étant une rivière maréable, elle devient de Nive-eau deux fois par jour lors des marées hautes. Et justement, c’était marée haute. Donc, j’ai pris plein de photos avec des réflexions dans la rivière.
Finalement, comme mon train pour Irun est à 14 h, je vais à la gare vers 13 h 30. Arrivé là, il n’y a pas de train de 14 h sur le tableau électronique ! Je m’informe à l’accueil. On m’informe que le train de 14 h 19 ne se rend qu’à Hendaye et qu’ils ne comprennent pas qu’on aie pu nous vendre un billet pour Irun à cette heure-là. Comme on est une douzaine de personnes dans le même bateau, ils vont noliser des taxis à Hendaye pour nos amener à Irun qui est entre 10 et 15 minutes de Hendaye. Je me demande si ce n’est pas partie du mouvement de grève prévu à 20 h ce soir (mardi).
Une bonne chose que j’avais une bonne heure et demie pour changer de train. Arrivé à Irun, il faut attendre un peu avant d’embarquer. Ils ont un scanneur comme dans les aéroports ! On ne rit plus avec la sécurité.
Le reste du voyage entre Irun et Pamplona est sans incident. Une des voyageuses qui étaient dans le même bateau que moi débarque aussi à Pamplona. Elle fait le Camino, le chemin de Compostelle. Mais ça, je le savais avant qu’elle me le dise. Avec son bâton de marche et la coquille St-Jacques accroché sur son sac-à-dos, c’était plutôt évident. Elle a déjà fait un bout et retourne à Pamplona pour reprendre le Camino où elle était rendue. On embarque tous deux dans le bus numéro 9 vers le centre-ville. Ni l’un, ni l’autre, on ne parle espagnol. On peut baragouiner quelques mots, c’est tout. On étudie nos cartes de la ville pour voir où descendre. C’est pas évident.
On a de la chance. On rencontre, sur le bus, un américain qui est prof de droit international à l’université à Pamplona. Il est d’une personnalité agréable et offre de nous aider. Il a travaillé en Belgique et en France avant d’aboutir à Pamplona, douze passés. Et il ne veut plus retourner aux États. Ça tombe bien, son arrêt est près de nos deux destinations. Voila, on se dit adieu. Des rencontres brèves mais intéressantes !
Je trouve assez rapidement mon petit hôtel. Je vide mon sac-à-dos. Je sors avec ma caméra pour faire un peu de photo avant que le soleil ne se couche. Étant dans la vieille ville, ça ne prend pas de temps à trouver des choses intéressantes, du moins pour moi. La vieille ville est, comme bien des vieilles villes, une forteresse et ça paraît. Méchantes murailles ! Batteries de canons, du moins les emplacements sont encore là. Plein d’églises quoique j’en ai vu une qui a été transformé en bloc appartement ! Des monuments.
Le soleil s’est couché. J’ai photographié quelques édifices éclairés puis je suis allé dans un bar pour goûter des pinchos. En Euskara, on écrit pintxos. En espagnol, on peut aussi dire tapas. Mon premier pintxos : tortilla de patatas. Le deuxième : tortilla de patatas con hamon. Le troisième : tortilla de bacalau. Omelette de patates, omelette de patates avec jambon et omelette de morue. Hmmmmm ! Pas cher en plus. La bière non plus. Ça pourrait devenir dangereux pour la ceinture.
Demain, j’essaierai de mettre des photos en ligne. Tout de suite, l’adrénaline est basse. J’ai besoin de sommeil. Demain, il faut aussi que je me trouve un dictionnaire. Le peu d’espagnol que j’ai appris est pas mal rouillé.
Hasta la vista, baby.
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