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le le lundi 2 mars, 2009
Quelques réflexions décapantes : Un autre livre ou deux
Par : Jean-Marie Nadeau
Pour ceux et celles qui ne le savent pas encore, je vais rééditer à la fin de ce mois-ci « Que le tintamarre commence! » paru en 1992, de même que je vais lancer un nouveau livre qui s’intitulera « L’Acadie possible ».
Par ailleurs, la Société de l’Acadie du Nouveau-Brunswick (SANB) est en train de revamper son site web (la toile), ce qui sera fait aussi vers la fin de mars. Comme je dois y tenir un « blog » quand ce site sera à nouveau en marche, j’ai décidé que ce « blog » logerait aussi sur le site de Capacadie. Comme la plume me démange, j’ai décidé de me lancer dès maintenant à « bloguer ». On verra ce que ça donne.
Pour vous mettre en appétit pour mes livres qui s’en viennent, veuillez trouver ci-incluse une partie du mot d’introduction à la réédition du « …tintamarre…! » Je vais essayer d’envoyer de nouveaux textes aux deux semaines. Bonne lecture, et j’attends vos commentaires.
Certains personnes, parce qu’elles sont mieux nanties et se sont mieux tirées d’affaires individuellement, pensent qu’il n’y a plus de péril en la demeure. C’est le syndrome du « moi je vais bien, tout va donc bien ». Ça manque de générosité, de clairvoyance, d’ouverture et d’engagement. C’est peut-être aussi l’aveu que le combat permanent est difficile. Ou le résultat de ce que j’ai déjà appelé le confort dans sa différence individuelle et sectorielle. Et c’est aussi peut-être un abus de rationalisation, art dans lequel les humains sont passés maîtres, pour justifier le désengagement personnel et collectif. Seuls eux le savent, et les autres s’en doutent.
J’en ai aussi contre une certaine mentalité mue par l’agisme. Ce n’est pas parce qu’on est plus agé qu’on est vieux, et ce n’est pas parce qu’on est moins agé qu’on est plus jeune. La vie est un tout, et il y a de la place pour de l’engagement communautaire, patriotique, et nationaliste tout au long de cette vie. Mais il y a surtout la nécessité d’inter agir entre les générations. L’Acadie continuera de grandir et de s’épanouir si l’on sait bien et mieux conjuguer ces forces intergénérationnelles. J’en rêve et j’en mange. En connaissant beaucoup d’entre eux, grâce aux enfants que j’ai eus et les cohortes de jeunes qui les entouraient, et grâce à mon choix indélébile de maximiser les contacts entre moi et la jeunesse acadienne, je prétends être encore en mesure de conjuguer mes énergies aux leurs, dans une relation égalitaire et pro-active.
Au lieu d’encourager le « tasse-toi mon oncle », on devrait encourager l’« accompagne-moi mon oncle ». Et oui, comme bien d’autres, j’ai hâte que plus de jeunes prennent leur place, les places que certains d’entre nous occupent. Mais je sens que ce moment d’un temps nouveau est plus près de nous que certains pensent.
Ma connaissance de la jeunesse acadienne d’aujourd’hui me permet de l’apprécier dans son intelligence, son talent, ses capacités. Je suis de ceux qui croient que cette jeunesse est déjà en selle pour reprendre le flambeau. Ses méthodes sont différentes, et c’est tant mieux. Mais, je ne vais pas tomber dans l’angélisme pour autant. On hypothèque ces jeunes. Ils n’ont plus autant de possibilités que nous d’être pleinement étudiants. Les frais de scolarité les obligent à travailler comme des chiens le temps qu’ils étudient, ce qui réduit d’autant plus leur temps d’engagement social et politique. Les dettes étudiantes les empêchent de voyager après un premier baccalauréat, et les obligent à se trouver des « jobs » le plus vite possible, et de fermer leur gueule de peur de la perdre. Quand on parle d’un certain désengagement de nos jeunes aujourd’hui, il faut tenir compte de ces difficultés de leur vie. À quand la gratuité universitaire, et l’ouverture toute grande à l’engagement citoyen et démocratique, sans la peur et l’oppression ambiante ?
Une dernière crotte sur le cœur ? Je suis de ceux qui, avec les individus et les groupes, se débarrassent le plus rapidement possible une crotte à la fois, avant que ça devienne un tas qui constipe, qui étouffe, qui ronge de l’intérieur. J’en ai contre ceux qui pensent avoir accédé à l’universel en rejetant leur identité individuelle et collective premières. Je persiste et signe à dire qu’avant d’être tout le monde, il faut être quelqu’un, personnellement et collectivement. La meilleure façon d’accéder à l’universel, c’est d’être avant tout soi-même individuellement et collectivement…et pour moi c’est d’être un Jean-Marie Nadeau acadien.
Ce n’est pas parce que l’on des centaines de « tisamis » sur Facebook qu’on ait le meilleur ami de soi-même, et que l’on possède la meilleure connaissance de soi. Les 4-5 amis physiques que l’on a sont plus importants que les autres centaines éparpillés dans le monde. Parce qu’ils nous touchent, nous apportent de l’affection, partagent notre bière ou notre joint, nous écoutent, nous donnent de la tendresse, de l’encouragement, de la bouffe…Je m’inquiète donc moins des centaines d’amis Facebook (sauf pour les vieux cochons), donc des amis virtuels que nos jeunes ont, que des 4-5 amis réels qu’ils n’ont pas.
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Vous etes vraiment interessant a lire .... c est trop vrai ce que vous dites .......
j ai bien rie quand j ai lu les tinamis de facebook hahaha
bravo pour vos beaux commentaires de manon
Super Jean-Marie! Tu nous donnes de l'appétit pour lire le reste!
Je suis contente de pouvoir te lire à nouveau Jean-Marie.