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le le vendredi 30 janvier, 2009
Assemblée communautaire : la place du citoyen?

Les tablettes se remplissent…quand il est question d’inclusion, de responsabilisation et de participation du citoyen. D’une part, le rapport Finn sur la gouvernance locale fut déposé le 18 décembre 2008, pour être immédiatement mis de côté par le gouvernement Graham. D’autre part, en novembre 2006, le rapport de la Commission consultative sur la gouvernance acadienne a connu le même sort. Sans explication et sans débat, la SAANB et le Forum de concertation des organismes acadiens l’ont jeté à la poubelle.

Positivement parlant, cependant, ceci met en évidence le besoin reconnu par la majorité de nos représentants de faire une PLACE au CITOYEN. Malheureusement, on a eu droit à un manque de cran et de volonté politique pour effectuer les changements qui s’imposent. Aussi, ceci démontre que notre système de DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE actuelle ne suffit plus à la tâche face à la complexité et les exigences de la société ainsi que face aux enjeux mondiaux. Nos élus et nos représentants, que ce soit ceux du gouvernement ou ceux de la société civile, ne peuvent plus tout faire pour nous citoyens et citoyennes. Ils ne peuvent plus tout voir et comprendre, ne peuvent plus connaître nos aspirations et nos besoins qui sont souvent divers et même conflictuels, ne peuvent plus tout satisfaire nos demandes.

Nécessairement, le citoyen est appelé à se responsabiliser davantage et à jouer un rôle plus direct dans maintes affaires sociales et sociétales qui le concernent. Il est question ici d’un système de DÉMOCRATIE DÉLIBÉRATIVE et PARTICIPATIVE; il est question de la mise en place d’une ASSEMBLÉE COMMUNAUTAIRE.

Le sujet est lancé : l’assemblée communautaire, la place du citoyen et de la citoyenne pour s’exprimer, dialoguer, échanger, apprendre, proposer, débattre, critiquer et décider ensemble sur nos affaires?

 

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Commentaires (5):

Manon Abud de l'Institut de recherche en politiques publiques signe un article intitulé ¨Contrer le déficit démocratique¨ qu'elle fait paraître dans le journal Acadie Nouvelle du 16 mars '09. Issu de ses recherches au IRPP de Montréal, elle propose l'utilisation de l'internet pour encourager la participation citoyenne. Cette participation s'estompe présentement au niveau des élections et dans les questions sociétales. Pour que cette technologie serve efficacement, elle fait référence au besoin de développer la confiance chez le citoyen en assurant autant que cela est possible que son avis sera effectivement considéré et que le processus est légitime.
Selon moi, il y a certes du potentiel mais aussi certaines limites par rapport à combler le déficit démocratique selon ce processus. D'une part, je pense que ce processus pourrait à prime abord s'avérer un lieu d'apprentissage pour le citoyen et pour nos élus. Il faut dire que le débat démocratique ne fait pas partie de notre culture en Acadie et au N.-B. Nous sommes collectivement en déficit de confiance face à ce processus. L'internet pourrait aider à s'instruire sur les questions sociétales, à s'informer, à présenter et à échanger sur nos points de vue, à entretenir la discussion et à accepter le débat constructif.
D'autre part, en affirmant que l'efficacité de ce processus repose sur une question de confiance, Manon Abud, à mon avis, nous ramène au point de départ. On s'entend pour dire que notre démocratie tel qu'elle est structurée et de la façon qu'elle fonctionne présentement engendre le problème de confiance. Or, ce modèle de démocratie, en utilisant l'internet en tant que son extension pour inciter la participation citoyenne, aura beaucoup de difficulté à résoudre le problème de confiance. Je suis de l'avis que pour que cette confiance se développe dans une institution démocratique, il faut structurer les choses en tenant compte de la nature de l'être humain, de ses besoins et surtout de son besoin d'identité, de considération et d'inclusion. L'idée de mettre en place un système d'assemblées communautaires et les possibilités que celles-ci offrent sur ce plan, soit au niveau des contacts directs, du pouvoir décisionnel, sont à considérer.
Gilles Thibault, citoyen acadien

Bien sûr, il y a toujours un besoin d'assemblée dans le monde réel. Le Net servirait à faciliter ces rencontres (e.g. préparations et suivis) et à ouvrir les communications, ce qui est souvent très difficile dans des rencontres publiques. Mon expérience personnelle en milieu minoritaire est que les élites (et les puissants groupes d'intérêt) se sentent menacés lorsqu'ils perdent le "contrôle" et font tout pour saboter les initiatives de démocratie en ligne. C'est pareil incidemment dans les régimes parlementaires provinciaux et fédéral.

Très intéressant comme sujet. Personellement, je crois que la place du citoyen dans la démocratie passera par Internet. Si les conseillers municipaux développaient des sites pour communiquer avec les citoyens et sonder leur opinion, ça permettrait plus de participation. Voici qques liens intéressants : http://www.e-democracy.org/ et http://en.wikipedia.org/wiki/E-democracy

Bonjour André,
Merci pour ton commentaire et pour les liens.
L'idée est intéressante : l'assemblée communautaire sur le net...ce serait certes un moyen pour nos représentant(e)s élu(e)s de communiquer et d'échanger avec ses concitoyens. Mais, je trouve important que les citoyens entre eux puissent avoir une place pour parlementer et décider. Est-ce possible sur le net?

Voir réponse à 12h02

 
 
 
 
 
 
 
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