ConnexionFacebook
le le mardi 29 décembre, 2009
Regard devant #4: Le chômage en chômage
Portrait de ffoulem

 

Dans ce temps de Fêtes, je partage comme cadeau une vision d’avenir assez proche où il y aura du travail pour tout le monde.
 
Dans cette série d’articles portant sur la pénurie de main d’œuvre à venir, aujourd’hui je regarde à l’impact de cette pénurie sur l’assurance emploi. Je crois que cette pénurie va redéfinir fondamentalement l’administration de d’assurance emploi au Canada. 
 
Le chômage fait parti de la vie dans plusieurs communautés de cette région; beaucoup dépendent sur l’assurance-emploi comme source de revenu pour subsister. La zone économique Restigouche-Albert, possède un des 10 plus élevés taux de chômage au pays: en 2008, il fut de 14.2%. Il était de 15.6% en l’an 2000. Si on note une très légère diminution du taux de chômage durant les dernières huit années, les huit prochaines années vont voir le taux de chômage diminuer à des niveaux historiques.
 
Avec les Baby Boomers qui se retirent du marcher du travail, il n’y aura pas suffisamment de jeunes qui entreront sur le marcher du travail pour combler le manque à gagner. Certains avancent un ratio de 4 à 1. Pour 4 personnes qui quittent le marcher du travail, seulement 1 personne intègrera ce dernier. Il en découlera une pénurie de main d’œuvre. Pendant une situation de pénurie, les offres d’emploi seront abondantes. Puisque cette pénurie va durer des années, il en découle que le travail ne va pas manquer pour personne. 
 
Il semble invraisemblable d’avancer que le taux de chômage pourrait tomber à zéro, mais il faut réaliser que nous sommes sur le point de vivre une époque hors de l’ordinaire; dans ce contexte, la possibilité de zéro chômage est là. Même un taux comparable à celui des grands centres en Alberta, entre 3% et 5%, serait plus qu’impressionnant pour notre zone économique.
 
La bonne nouvelle : le gouvernement agira plus pro activement comme agence de placement. Donc, le chômeur sera mieux encadré et assisté par les fonctionnaires : Il sera servit plusieurs offres d’emploi sur un plateau d’argent. Il aura le loisir de choisir un travail bien rémunéré dans son domaine d’intérêt, contrairement à aujourd’hui où les offres impliquent souvent une question de compromis.
 
Remarquez que pour le gouvernement, ceci sera une tactique pour accalmir le secteur privé qui va crier à l’aide. Dans mes chroniques précédentes, rappelons-nous que je faisais état d’une crise de survit pour les entreprises. Et c’est certain qu’en temps de crise, les chefs d’entreprises vont demander la coopération des divers paliers gouvernementaux. 
 
Il y a un dilemme dans ce scénario : ça présume que le gouvernement aura suffisamment d’employés pour assurer ce meilleur service. La réalité est que les gouvernements seront autant aux prises avec une pénurie de mains d’œuvre que le secteur privé. Comment peuvent-ils continuer leurs opérations? En employant les mêmes stratégies mentionnées dans les chroniques précédentes : la simplification et l’automatisation de leurs opérations.
 
Pour en revenir au chômage, il y une mauvaise nouvelle : les gens qui se sont habitués au cycle de travailler saisonnièrement et vivre de l’assurance-emploi le reste de l’année devront se conformer à une nouvelle réalité: faisant face à au moins une demi-douzaine de bonnes offres d’emploi, il va être difficile de justifier demeurer en chômage.
 
Dans un contexte de pénurie de mains d’œuvre, il sera tentant pour les gouvernements de reconsidérer les critères d’éligibilité non seulement de l’assurance-emploi, mais aussi de la compensation et du bien être social. À titre d'exemples: La personne sur la compensation à cause d’une blessure au dos sera-t-elle encouragée à effectuer un travail au téléphone? La personne qui aujourd’hui ne qualifie que pour des emplois à faibles salaires pourra-t-elle demeurer sur le bien-être quand les salaires seront beaucoup plus attrayants? Ce ne sont que quelques situations qui devront être remise en question lors d’une pénurie de mains d’œuvre.
 
D'ici 5 à 8 ans, que le taux de chômage soit 5% ou 0%, il sera intéressant de voir que l’économie de notre région ne dépendra pas de l’assurance-emploi. Cette dernière va reprendre son rôle initial : un soutient temporaire entre deux emplois. 
 
Cette chronique examinera d’autres impacts sociaux dans des éditions à venir.
 
Je termine aujourd’hui en prenant l’occasion de souhaiter à tous et à toutes d’heureuses Fêtes dans la joie et la sécurité.  Pour la nouvelle année, je souhaite de bons emplois pour tous le monde... éventuellement c'est ce qui nous attend!
 
Source des statistiques de l’assurance-emploi :
 
0
Commentaires (0):
Aucun commentaire
 
 
 
 
 
 
 
Récent

CapPhotos