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le le mercredi 9 décembre, 2009
Regard devant #3: Survie des entreprises lors de pénurie de mains d’œuvre, partie 2
Par : François Foulem
Dans ma chronique précédente, je faisais état de la gestion de processus pour améliorer la productivité des entreprises. Aujourd’hui je m’attarde au volet complémentaire qu’est l’automatisation.
Je n’apprendrai rien à qui que ce soit que l’automatisation augmente la productivité. Toyota a amplement démontré ce bénéfice en automatisant ses lignes de production. Ce qui peut être moins familier est que Toyota a aussi mis en œuvre un programme d’amélioration continue, qui vise a toujours créer de nouvelles efficiences en éliminant tout ce qui n’est pas absolument nécessaire. Ce programme se nomme LEAN et est considéré comme un chef de file au chapitre des meilleures pratiques pour accroître sa productivité et sa concurrence par la gestion des processus. La recette pour vraiment optimiser son entreprise est d’abord de simplifier ses processus en adoptant la méthode LEAN ou une méthode similaire, et ensuite automatiser ce processus simplifié. Certaines compagnies ont omis de simplifier et ont passé directement à l’automatisation. Le résultat demeure un processus inefficace, mais automatisé!
Ce qui m’intéresse avec la pénurie de main d’œuvre imminente est le degré auquel les entreprises vont devoir automatiser leurs opérations. Ils vont devoir automatiser des processus qu’on n’aurait jamais considéré quelques années passées, comme le service à la clientèle.
Illustrons avec un restaurant comme McDonald’s et plaçons-nous environs 7 ans dans le futur : Nous nous retrouvons dans le creux de la pénurie de main d’œuvre. Les employés typiquement recrutés par ce restaurant sont des jeunes au secondaire. Mais ces mêmes jeunes ont l’embarras du choix d’emplois à temps partiel à des salaires bien plus intéressants que le salaire minimum. Le restaurant réagit en augmentant le salaire offert, mais ceci ne suffit pas pour attirer assez de nouveaux employés. Face au défi de maintenir leur niveau de service, les dirigeants regardent à leurs opérations afin de déterminer dans quels secteurs ils peuvent se passer d’employés, ou vivre avec moins.
La préparation de la nourriture peut-elle est effectuée à un centre régional et la cuisine du restaurant ne pourrait-elle que décongeler et servir les repas? Après tout, la viande pour les hamburgers nous arrive déjà congelée et découpée dans les bonnes portions. Peut-être que nos clients accepteraient ce compromis. Comme solution, ça risque de ne pas passer facilement et on ne veut pas déclencher de la mauvaise publicité – y’a déjà ce compétiteur qui annonce « mangez frais » en nous visant du doigt... Quel autre aspect de nos opérations pourrions-nous transformer pour minimiser le besoin en employés et que la clientèle accepterait?
Les caisses enregistreuses et la saisie des commandes! On pourrait placer un écran tactile devant les clients afin qu’ils sélectionnent leur repas en appuyant sur des images de nos produits. Les gens sont déjà à s’habituer à commander des articles sur Internet; ceci ne serait qu’une extension de cela. Il y a déjà deux précédents : les caisses automatiques aux épiceries SuperStore, et les guichets bancaires. Tous deux ont remplacé des employés qui servaient les clients et ces changements datent de suffisamment loin dans le passé que la masse critique de nos clients sont déjà habitué à ce genre de chose. Cette approche serait donc une progression acceptable dans l’automatisation. Bien sur, au début il y aurait quand même un responsable aux caisses, pour 6 ou 8 caisses, mais déjà là on aura passé de 8 employés à 1 seul pour maintenir le même niveau de service!
La vente au détail sera un secteur visible qui sera visé par l’automatisation. Le vendeur traditionnel est une espèce en voie de disparition, que ce soit à une boutique de vêtement dans le mail, ou au comptoir des pièces d’un détaillant de voitures. Je dis secteur visible, parce que ce genre d’automatisation à déjà lieu dans l’arrière boutique. Entre vous et moi, je commence à me faire à l'idée qu'éventuellement McDonald's va possiblement devoir servir des Big Mac préparés et congelés ailleurs, faute de personnel dans la cuisine locale. Ça frise presque la science fiction; mais certaines choses qui était considérées de la science fiction quand j'étais jeune font maintenant partie de notre quotidien: je pense notamment au fameux communicateurs dans Star Trek des années 60, et les téléphones cellulaires d'aujourd'hui.
Les robots dans les lignes de productions, ça existe depuis des années. J’ai un Roomba à la maison, qui est un petit robot-aspirateur qui mémorise l’espace et l’emplacement des meubles dans mon salon. Lorsqu’il est activé pour nettoyer la fois suivante, il s’arrête à des millimètres des meubles les contourne en nettoyant. C’est impressionnant le voir à l’œuvre… et ça me sauve de faire cette tâche moi-même!
Reprenant le scénario du restaurant, peut-on s’attendre à voir des robots effectuer des tâches comme vider les poubelles et nettoyer les planchers? Absolument, d’ici 10 ans. Voici un clip YouTube qui démontre les progrès en robotique. Remarquez, entre autre, comment rapidement ce robot peut dribbler une balle.
La dextérité démontrée ouvre la voie à une application plus vaste que le petit aspirateur Roomba. On va certainement voir des robots dans les entreprises dans un futur pas si lointain.
À cause de la pénurie de main d’œuvre, l’automatisation deviendra une nécessité pour la survie des entreprises. Nous sommes sur le point de vivre une période de grands changements sociaux, pour ne pas dire des bouleverssements. On explorera ça ensemble dans les prochaines chroniques.
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J'aime bien votre article ! ! !
À quand la diminution de consommation de notre société qui se crée des besoins inutile??????? ouf.......